[PREVIEW] : Onrush – Pour l’amour de la vitesse ! 🚙💨

Amateur en manque de la série MotorStorm ? Réjouissez-vous ! Dès le 05 juin, c’est l’un de ses dignes successeurs qui déboulera à toute berzingue sur nos consoles. Développé par Codemasters, Onrush, présenté lors de la conférence PlayStation de la Paris Games Week, s’est laissé approcher tout au long du week-end, du 17 au 21 mai, par le biais d’une version bêta, offrant au plus grand nombre un premier aperçu du titre une fois manette en main.
L’occasion semblait ainsi parfaite pour vous proposer ici-même une preview afin d’évoquer mes impressions après plusieurs heures de jeu. Attachez vos ceintures et préparez-vous, ce qui va suivre se veut placé sous le signe de l’adrénaline et de la puissance brute…

MotorStorm es-tu là ? Après avoir joué durant quelques heures à Onrush, la question est des plus légitimes. En se penchant sur les origines du titre, cela sonne en revanche comme une évidence. À la suite du semi-échec de DRIVECLUB, sorti en 2014, Sony avait pris la lourde décision de fermer les portes d’Evolution Studios, à qui l’on devait la fameuse licence, aussi fun que déjanté, débuté en 2006 sur PlayStation 3. Les Anglais de Codemasters se sont alors décidé à prendre les choses en main. Quelques semaines plus tard, Paul Rustchynsky et ses équipes intégraient les effectifs du studio avec un objectif premier, celui de réaliser un nouveau titre motorisé aux nombreux superlatifs.
En octobre dernier, ce fut alors avec une certaine joie que les amateurs de tôles froissées accueillirent l’annonce de ce nouvel arrivant sur la scène des jeux de course arcades.

Fast and Furious

Si Enzo Ferrari disait « Pour terminer premier, il faut premièrement terminer », cette citation s’accorde parfaitement à la philosophie de Onrush. Ici, pas besoin de finir une épreuve en pole position pour la remporter, le but principal étant avant tout de rester en piste le plus longtemps possible.6A357C77-866B-4837-9170-DB8E3BF47BBD
Dans la bêta testée durant ses derniers jours, les épreuves revêtent en effet différentes formes, deux pour être plus précis, chacune se jouant en équipe de 6 joueurs. Si le mode Overdrive consiste à remporter un maximum de points en roulant à tombeaux ouverts, en utilisant du boost à outrance et en détruisant les concurrents adverses, la section Countdown prend des allures de contre-la-montre où l’objectif est de passer au travers de différentes portes nous permettant de récolter de précieuses secondes. La première équipe se faisant rattraper par le temps se retrouve alors immédiatement perdante de la partie.
Point commun de ses deux façons de jouer, une jauge baptisée RUSH. Pour la remplir à 100%, rien de plus simple. Il vous suffit de détruire un maximum d’éléments de décor et de pilotes, tout en effectuant d’innombrables cascades très souvent aériennes. Une fois fait, une énorme accélération se déclenche vous permettant de tout anéantir sur votre passage. À cela, s’ajoute évidemment un impressionnant gain de points pour votre équipe avec, en supplément une fois la partie terminée, de l’XP supplémentaire vous offrant la possibilité de grimper rapidement en niveau.

Une expérience décomplexée à la réalisation pourtant banale.

Sur les huit annoncés, quatre véhicules étaient proposés, dès le départ, dans cette version d’essai. Mélangeant à la fois les motos et les buggys, chacun d’entre eux possèdent des caractéristiques propres métamorphosant considérablement la manière de jouer. Si le deux-roues dénommé Blade permet au joueur de déclencher une traînée de flamme une fois la jauge de RUSH remplit, le tout-terrain Titan, comme son nom l’indique, possède une plus grande force de frappe qu’il est possible d’utiliser afin d’envoyer plus facilement vos adversaires valdinguer dans le décor. Une diversité appréciable pour le genre obligeant les coureurs à modifier leur façon d’appréhender la piste en fonction de leur choix de transports.

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Les pistes, justement, parlons-en un peu. Elles furent au nombre de deux tout au long du week-end et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles fourmillent de détails. Proposant chacune des changements météorologiques, ainsi qu’un aléatoire cycle jour-nuit, à chaque nouveau lancement d’épreuves, Big Dune Beach et Sanctuary Shore se démarquaient, bien évidemment, par leurs environnements mais également par leurs innombrables pièges et raccourcis disséminer à chaque recoin du parcours. Aux joueurs ensuite d’utiliser au mieux les éléments mis à disposition pour pouvoir enchaîner les figures tout en prenant par surprise leurs adversaires entre deux acrobaties bien exécutées.

Au rang de ses défauts, Onrush profite malheureusement d’une réalisation assez inégale. Si l’ensemble profite de l’apport du HDR sur les machines les plus récentes et tourne en 4K à 30fps sur Xbox One X, force est de constater que sur les PS4 et Xbox One originelles, l’ensemble, à défaut d’être vraiment peu flatteur, s’avère être des plus simplistes. 611B5C1D-79F1-4C69-8F35-7C19C8E7EA4BÀ cela s’ajoute également des textures et de la végétation aux rendus très basiques, un menu terriblement fade, des animations de destruction massives se répétant en continu, une colorimétrie bien trop terne et des véhicules subissant inlassablement les mêmes dégâts. En revanche, ce qui frappe le plus une fois en course, c’est bien l’absence d’une identité propre qui manque terriblement à Onrush. Reprenant ici et là divers éléments ayant fait le succès passé de ses aînés, il ne transcende jamais la formule et ne cherche même pas à le faire à un seul instant. Si ce point peut, pour certain, sembler mineur, il paraît évident qu’à l’heure actuelle, une direction artistique accrocheuse est devenue essentielle pour se faire une place au sein d’une catégorie peuplée par d’innombrables références.
Si l’apport notable d’une Playlist franchement plaisante, dotée de sonorités variées, se révélant être en adéquation totale avec la formule du titre, est un très bon point, il paraît évident que cela ne suffira pas pour se faire une place, à la fois sur le marché, mais également dans le cœur des joueurs.

Néanmoins, le véritable ennui qui pourrait ressortir de ce Onrush après cette longue session en bêta, c’est bel et bien son positionnement tarifaire. Facturé 59,99€ à sa sortie dans la plupart des commerces, le titre de Codemasters risque d’avoir bien du mal à s’imposer face à une rude concurrence qui se prépare à dégainer de très gros jeux à l’approche de l’été.
Désormais, il ne nous reste plus qu’à découvrir ce que les concepteurs ont prévu côté contenu car c’est bien sur ce point que tout peut désormais se jouer. Trouvera-t-il le moyen de renouveler son gameplay ? L’expérience se montrera-t-elle intéressante sur le long terme ? Pour répondre à ses questions, il faudra attendre encore un peu, jusqu’au 05 juin, date à laquelle il effectuera ses premiers tours de roues officiels.

En bref : Original est bien le terme qui correspond le mieux pour décrire Onrush dans sa globalité. Si le concept de base est aussi fun qu’addictif dès les premières parties, l’ensemble pourrait souffrir d’une profonde répétitivité si les modes de jeu venaient à manquer. Si ce premier contact s’est néanmoins révélé des plus agréables et défoulant, Onrush pourrait bien avoir du mal à s’imposer à sa sortie. En cause, des tarifs élevés, une arrivée en pleine période de l’E3 et un rendu général tristement insipide, à mi-chemin entre un MotorStorm, un Burnout, un Rocket League et un Trackmania.

Il n’en reste pas moins un titre à surveiller, aussi agréable à prendre en main qu’il en est divertissant. Le dernier-né de chez Codemasters est en effet l’un de ses jeux où il est fort difficile de lâcher sa manette tant les sessions s’enchaînent avec une rapidité exemplaire et un amusement qui reste bien présent après plusieurs heures.
N’est-ce pas tout simplement là le but d’un produit du genre ?

  • Pour plus d’informations sur Onrush, rendez-vous sur les pages Facebook et Twitter de la licence.
Cette preview a été réalisée par le biais de la version bêta de Onrush.
L’ensemble tournait sur une Xbox One de première génération.

 

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