Le bilan de 2016 : Les grands gagnants de l’année !

C’est terminé ! L’année 2016 à refermé ses portes, laissant derrière elle des moments riches mais pas toujours très joyeux. Quoi qu’il en soit et c’est inévitable, ses derniers mois auront été particulièrement riches d’un point de vue culturel. Les albums surprises de Rihanna et Beyoncé, le triomphe de Stranger Things, les records de Disney, le retour d’Harry Potter et le phénomène Pokémon GO auront ainsi, entre autres, rythmé nos quatre saisons pour notre plus grand plaisir. L’occasion de faire ainsi un petit flash-back sur les meilleures sorties de 2016 avant d’entamer un nouveau chapitre qui s’annonce tout aussi alléchant… #HappyNewYear 🎉

Musique 🎧 :

Alicia Keys – « HERE » : Bien dans sa tête et dans son corps, Alicia Keys aura opéré un retour tout en simplicité avec « Here », son sixième album studio. Fini les artifices imposés par les diktats de la mode. À 35 ans, la chanteuse n’hésite plus à se montrer telle qu’elle est dans le clip de « In Common », premier extrait de cet opus, réalisés entièrement en noir et blanc. L’album de la maturité ? Peut-être bien. Quoi qu’il en soit, les 18 morceaux qui le composent se montrent puissants, sobres et particulièrement envoûtants, prônant haut et fort des valeurs chères à l’artiste. Un disque efficace qui fait vraiment du bien…

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Beyoncé – « Lemonade » : S’il ne fallait pas en douter, Beyoncé nous a prouvé une fois encore qu’elle était une véritable touche-à-tout. Avec ce sixième opus studio, qui pourrait littéralement être qualifié de « film-album », la chanteuse enchaîne les styles et les sonorités tout au long des 13 morceaux qui le composent. Si en 2013, Queen-B avait déjà étonné avec la parution surprise d’un album éponyme qui s’accompagnait d’un clip pour chacun de ses titres, elle pousse cette fois-ci le concept à son paroxysme en proposant un film inédit d’une durée d’une heure et diffusé sur la chaîne américaine HBO la veille de la sortie dans les bacs du fameux disque. La vidéo s’articule notamment autour de ses dernières compositions en se combinant cependant avec les vers de la poétesse britannico-somalienne Warsan Shire, le tout mettant en scène les mésaventures sentimentales et les engagements forts de la diva de la pop.

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David Bowie – « Blackstar » : Le 08 janvier dernier, l’album « Blackstar » paraissait dans les bacs le jour du 69ème anniversaire de son auteur, le génie David Bowie. 2 jours plus tard, il était emporté par un cancer avec lequel il se battait depuis plusieurs mois. Tel un ultime chant du cygne, ce vingt-cinquième et dernier disque aura à coup sûr marqué l’année de son empreinte. Pensés de A à Z comme un ultime adieu à son public qu’il chérissait tant, ses 7 titres à l’ambiance funeste, dérangeantes et déroutantes lui auront permis de tirer sa révérence de la plus belle des manières. L’occasion de lui rendre également un dernier hommage…

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Dionysos – « Vampire en pyjama » : Un disque sur le thème de la maladie n’est jamais chose aisée à réaliser. Avec « Vampire en Pyjama », son huitième album studio, le groupe français Dionysos délaisse l’énergie qui le caractérise tant pour un chant plus posé et aérien. Son leader, Mathias Malzieu, victime d’une aplasie médullaire en 2013, profite de ses 13 chansons et de son journal de bord pour célébrer à sa façon sa propre renaissance. Un véritable parcours initiatique magnifié par ses deux œuvres lumineuses aux messages forts, humanistes et militants.

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Imany – « The Wrong Kind of War » : L’année 2016 aura été marqué par l’arrivée dans les charts d’une chanteuse aux deux visages. Son premier, plus soûl, avait déjà connu le succès en 2011 avec le titre « You Will Never Know » puis en réalisant par la suite la B.O. du film « Sous les jupes des filles » d’Audrey Dana. La seconde, plus étonnante, a affolé les dancefloors du monde entier grâce à un titre, « Don’t Be so Shy », remixé pour l’occasion par un duo de DJ russes, Filatov & Karas.
Le meilleur des deux mondes se retrouve depuis le mois d’août dans les bacs avec « The Wrong Kind of War ». Un album de 14 qui comme son interprète cache de multiples ambiances et personnalités.

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Lady Gaga – « Joanne » : S’il y a bien une artiste qui mérite amplement son statut d’icône pop de ses dernières années, c’est bien Lady Gaga ! La chanteuse, Stefani Germanotta de son vrai nom, a en effet n’eu de cesse de se réinventer et d’innover à chaque nouvelle sortie d’albums. Dernier exemple en date avec « Joanne », son cinquième opus, dans lequel elle n’hésite pas à se livrer comme jamais et cela en toute sobriété. Pour cela, elle s’est avant tout recentrée sur l’écriture et l’interprétation en se débarrassant une bonne fois pour toute des artifices qui firent sa renommée à travers le monde. Désormais entourée du producteur Mark Ronson, elle décida de dédier ce disque à sa tante, décédée à l’âge de 19 ans. Une femme qu’elle n’aura jamais connue mais qui aura été d’une grande influence à ses yeux. Il n’y a désormais plus qu’à attendre sa prestation au mythique Super-Bowl, le 05 février prochain, afin de l’inscrire définitivement au panthéon de ses divas uniques en leur genre.

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LP – « Lost On You » : Avec sa ballade « Lost On You » et son look androgyne, Laura Pergolizzi, plus connue sous le nom de LP, aura su séduire le public français près de quinze ans après ses débuts aux États-Unis. Avec déjà trois albums à son actif et une liste de collaborations réunissant quelques-unes des plus grandes stars de la pop (Cher, Christina Aguilera, Rihanna, Rita Ora…), elle ne s’est imposé comme révélation dans l’hexagone. Avec sa voix écorchée au timbre unique, LP intrigue au plus haut point. Mélange réussit d’influences et de sonorités (on y retrouve un peu de Black Keys, de Coldplay et même une touche de Patti Smith), son premier album se montre envoûtant et audacieux de bout-en-bout. Décidément, elle plaît LP.

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Rihanna – « ANTI » : La chanteuse originaire de La Barbade n’a pas chaumé en 2016. C’est bien simple, elle était partout, tout le temps. Cérémonie musicale, tournée mondiale, collaboration avec la marque Puma et nouvel album auront entre autres rythmé son année. Le dernier cas s’avère être le plus intéressant. Avec « ANTI », Rihanna a pris la décision de suivre son seul et unique instinct afin d’entamer sa mue. Fini les tubes commerciaux et formatés à la pelle et place à un son beaucoup plus éclectique, expérimental et parfois même déconcertant. Qu’elle reprenne un titre du groupe Tame Impala, sample Florence + The Machine ou fasse monter la fièvre sur l’entêtant « Work », Rihanna se fait plaisir avec cet album de 16 morceaux qui n’hésite pas à brouiller les pistes et à changer la donne dans un style musical qui en avait grand besoin. En 2017, la star laissera libre cours à ses envies de cinéma, elle sera notamment sur le tournage de « Ocean’s Eight » (sortie prévue pour juin 2018) et au casting du prochain film de Luc Besson, « Valérian : La cité des mille planètes ». Une véritable touche à tout cette Riri…

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Shake Shake Go – « All in Time » : Bourrés de promesses dès la mise en écoute de leur single « England Skies », le groupe pop-folk franco-gallois Shake Shake Go aura relevé haut la main le défi du premier album. Les 5 complices emmenés par la voix atypique et chaleureuse de Poppy Jones ont prouvé toute l’étendue de leur talent grâce a ce « All in Time », véritable invitation au voyage, sans fioritures, divinement bien jouée, se montrant à la fois charmeuse, enivrante et fédératrice. C’est un peu tout ça la musique de Shake Shake Go, un son dépouillé de tout artifice, simple et enchanteur, vous touchant en plein cœur. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça fait du bien…

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Tove Lo – « Lady Wood » : Deuxième opus pour la chanteuse scandinave qui persiste et signe après le carton en 2014 de son titre « Habits (Stay High) » remixée par le duo Hippie Sabotage qui nous aura fait bouger durant de longues soirées. Tove Lo nous délivre ainsi une nouvelle fois sa vision alternative de la pop avec un total de 12 titres authentiques, magnétiques, explosifs et ténébreux positionnés sur un disque en deux parties bien distinctes. « Fairy Dust (Chapter I) » s’apparente à une montée d’adrénaline tandis que « Fire Fade (Chapter II) » se montre bien plus posée, illustrant ce fameux moment où l’extase s’éteint peu à peu. Depuis sa sortie en octobre dernier, il tourne en boucle dans mes PlayLists. Une formidable et enivrante réussite dans tous les sens du terme…

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Et aussi : AlunaGeorge « I Remember » – Ariana Grande « Dangerous Woman » – Broken Back « Broken Back » – DJ Snake « Encore » – Fakear « Animal » – Flume « Skin » – Izzy Bizu « A Moment of Madness » – Justice « Woman » – Kungs « Layers » – Pony Pony Run Run « Voyage voyage » – Suicide Squad: The AlbumSia « This Is Acting » – The Weeknd « Starboy » – Vianney « Vianney »

Clip 🎵 :

Beyoncé – « Formation » : En 2016, Beyoncé a décidément frappé fort ! Prémisse de l’album « Lemonade » (voir ci-dessus) dévoilé la veille de sa performance lors du Super-Bowl aux côtés du groupe Coldplay, le clip coup-de-poing du titre « Formation » totalise à ce jour plus de 10 millions de vues. Explicite, incisif et très politique, Queen-B s’engage définitivement avec cette vidéo efficace et résolument d’actualité. Un hommage rendu à ses racines qui ne laisse pas indifférent. Entre deux chorégraphies, la chanteuse y apparaît, cheveux tressés, dans les décombres d’une Nouvelle-Orléans encore ravagée, 10 ans après, par l’ouragan Katrina, puis sur le toit d’une voiture de police qui finira noyée. Le message est clair…

Coldplay – « Up&Up » : Une tortue sur un quai de métro, des pop-corns dans un volcan, une course automobile sur l’anneau de Saturne… Le temps d’un clip, paru le 16 mai, le groupe britannique Coldplay aura pris le soin de délaisser l’esthétique devenue habituelle de ses précédentes créations pour un résultat bluffant et poétique. Derrière la vidéo de « Up&Up », Vania Heymann et Gal Muggia, deux jeunes artistes, respectivement vidéaste et photographe. Ensemble, ils auront ainsi donné vie à ce nouveau monde onirique, empli de paix et de mixité culturel, où l’ordinaire devient extraordinaire tout en côtoyant l’imaginaire. Difficile de ne pas tomber sous le charme…

David Bowie – « Lazarus » : L’ultime testament du chanteur britannique. Trois jours avant sa disparition, David Bowie nous préparait doucement à son inéluctable destin en publiant le clip de « Lazarus ». De nombreux internautes en ont alors décelé le message caché au bout de quelques heures. L’homme y apparaît en effet particulièrement mal en point, aminci et affaibli, sur un sinistre lit d’hôpital les yeux bandés avant de s’enfermer dans une armoire tout aussi macabre. Au lendemain de la nouvelle, son producteur, Tony Visconti le confirmait : « Sa mort n’aura pas été différente de sa vie, une oeuvre d’art ». Une savante mise en scène qui prouve une fois encore que les légendes sont toujours éternelles…

Jain – « Makeba » : Avant de partir de l’autre côté de l’Atlantique au printemps pour une tournée qui passera notamment par New York, Los Angeles, San Francisco et Seattle, Jain a fait une escale vers l’Afrique du Sud, lieu d’action de son dernier clip, « Makeba », mis en ligne sur le web en novembre dernier. Un hommage brillant et inspirant à la chanteuse Miriam Makeba, alias Mama Afrika, interprète originelle de l’incontournable « Pata Pata ». Tout comme le clip de « Come », la vidéo se montre ingénieuse, solaire et truffée de clin d’oeil à l’univers si particulier mis en place par la chanteuse. Une artiste vraiment pas comme les autres…

Lady Gaga – « Million Reasons » : Pour faciliter une mue artistique, quoi de mieux qu’un clip permettant de faire découvrir au plus grand nombre la métamorphose entreprit ? Pour la vidéo de « Million Reasons », prenant place à la suite de celle de « Perfect Illusion », Lady Gaga a fait le choix de la sobriété… et ça lui va comme un gant.
La pop-star y apparaît assise, une guitare entre les mains, vêtue d’une tenue rose rappelant les cow-boys traditionnels du Far West, avant d’entonner l’air de son dernier titre. Tout comme pour l’album « Joanne » (voir plus haut), la chanteuse range au placard les tubes dancefloor, les paillettes et autres costumes extravagants pour un son et une allure plus conventionnelle. Le clip de ce nouveau single est épuré, classique, mais néanmoins fort d’une sensibilité touchante. Preuve supplémentaire, s’il en fallait une, que Lady Gaga réussira toujours à nous surprendre…

Sia – « The Greatest » : Le 12 juin 2016, le night-club The Pulse, située à Orlando en Floride, à été le théâtre de l’une des fusillades homophobes les plus meurtrières de l’histoire. 49 victimes issues de la communauté LGBT y ont perdu la vie.
La chanteuse Sia a souhaité honorer leur mémoire en publiant le clip de « The Greatest », un titre inédit écrit en collaboration avec le rappeur Kendrick Lamar figurant sur la réédition de l’album de cette dernière, « This is Acting ». Une vidéo forte, réalisée par Daniel Askill et elle-même, reposant essentiellement sur la performance stupéfiante de sa jeune danseuse fétiche, Maddie Ziegler. Elle y exerce des pas de danses contemporaines aux côtés de 48 autres enfants sur une chorégraphie de Ryan Heffington. Tous tentent de s’enfuir de leur décor délabré avant de s’écrouler au sol les uns après les autres. Difficile de ne pas être bouleversé face à cet hommage d’une grande justesse…

Tove Lo – « Fairy Dust » : Dans l’optique de promouvoir son deuxième et nouvel album, « Lady Wood », paru en octobre dernier (voir plus haut), Tove Lo proposa dans la foulée à son public un court-métrage sulfureux, inédit et particulièrement attendu de 31min. Une vidéo illustrant la première partie du fameux album, « Fairy Dust (Chapter I) » réalisée par Tim Erem, collaborateur de longue date de Rihanna, Drake, Major Lazer ou encore Katy Perry lui aussi originaire de Suède. Sexuellement explicite et réservé avant tout à un public averti, il nous invite à suivre la chanteuse le temps d’une soirée très arrosée qu’elle partage avec son alter ego, incarné par l’actrice américaine Lina Esco, dans les recoins les plus sombres de Los Angeles. Un étrange cocktail enivrant entre sexe, fête, alcool et violence aux interprétations multiples…

Twenty One Pilots – « Heathens » : Véritable succès au box-office avec un total de recette s’élevant à plus de 750 millions de dollars, « Suicide Squad » (de David Ayer) n’en reste pas moins une énorme déception aux yeux des nombreux fans de l’univers DC Comics. Là où le film se rattrape cependant, c’est bel et bien au niveau de sa bande-originale entraînante et efficace pouvant compter sur les présences notables d’Eminem, Imagine Dragons, Mark Ronson, Skylar Grey ou encore Panic! at the Disco (qui signe ici une reprise du mythique Bohemian Rhapsody de Queen). L’une des révélations de l’année, le groupe Twenty One Pilots, y a également apporté sa touche avec ce titre, « Heathens », particulièrement séduisant, sombre et électrique.

Yael Naim – « Coward » : En décembre dernier, Stromae annonçait mettre en stand-by sa carrière de chanteur afin de se consacrer plus amplement à créations artistiques dans l’ombre. Premier exemple en date avec cette vidéo co-réalisée avec ses deux acolytes Luc Junior Tam et Martin Scali ainsi que la chanteuse Yael Naim visant à mettre en images l’un des derniers singles de cette dernière, « Coward ». Un titre intimiste, touchant et poétique qui s’accompagne d’un clip à l’ambiance fantaisiste et mélancolique dans lequel une super-héroïne du 3ème âge se voit contrainte de prendre sa retraite et d’abandonner ses pouvoirs après une dernière tentative pour prendre son envol.

Yelle – « Ici & Maintenant (Here & Now) » : Deux ans après « Complètement Fou », Yelle se rappelait à notre bon souvenir à la fin de l’année avec ce tout nouveau clip complètement cool réalisé par Paul B. Cummings et Jean-François Perrier. Il n’en fallait pas plus pour réveiller notre hiver et attendre bien sagement un tout nouvel album qui devrait suivre dans les mois à venir…

Cinéma 🎥 :

Captain America : Civil War (d’Anthony et Joe Russo) : Si les affrontements entre super-héros furent légion tout au long de l’année, le grand gagnant de ce combat fut sans conteste Marvel Studio avec son « Captain America : Civil War ». Un blockbuster haletant, humain et intelligent qui inaugure avec brio la phase 3 du MCU qui s’annonce explosive et grandiose.

Deadpool (de Tim Miller) : Un anti-héros atypique et décalé à l’humour trash et politiquement incorrect. C’est la recette du personnage de « Deadpool », dont la première apparition sur papier remonte à 1991, qui se voit parfaitement transposer à l’écran par le jeu d’acteur de Ryan Reynolds dans cette adaptation d’un nouveau genre à la fois violente et grossière qui ne se prend pas au sérieux. On aime ou on déteste mais le terme de divertissement est ici poussé à son paroxysme…

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Le Livre de la Jungle (de Jon Favreau) : Si les adaptations live de grand classique en prise de vues réelles sont devenus légions sur nos écrans en seulement quelques années, la nouvelle version du « Livre de la Jungle » revisitée par Jon Favreau se démarque aisément des autres longs-métrages du genre de par sa beauté ahurissante. Le grand classique de 1967 prend littéralement vie grâce à ses effets spéciaux étonnants et son casting 5 étoiles (Neel Sehti, Scarlett Johansson, Idris Elba, Christopher Walken…).

Le Monde de Dory (d’Andrew Stanton) : Un an après avoir retrouvé Nemo, le personnage de Dory mène une vie paisible dans les récifs. Un souvenir nocturne va soudainement bousculer son existence et lui rappeler certains souvenirs de son enfance. Devenu un gag récurrent dans le premier long-métrage datant de 2003, les troubles de la mémoire immédiate du poisson chirurgien bleu et jeune deviennent ici le centre même de l’aventure. En découle une véritable fable visuellement réjouissante, à la fois pleine de tendresse et d’émotion, abordant avec intelligence les thèmes du handicap et de l’acceptation…

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Miss Peregrine et les enfants particuliers (de Tim Burton) : L’esprit de Tim Burton renaît grâce à cette adaptation magistrale du conte gothique de Ransom Riggs ! Eva Green y est subjuguante dans le rôle de cette gouvernante propriétaire d’un vieux manoir dans lequel elle recueille des enfants dotés de dons plus étranges les uns que les autres.

Premier Contact (de Denis Villeneuve) : Grâce à ce film, le réalisateur québecois Denis Villeneuve (Sicario, Prisoners et bientôt Blade Runner 2049) démontre qu’un long-métrage de science-fiction peut aussi se réaliser sans fioritures, avec intelligence et originalité. L’humain et la narration y sont mis au premier plan, un fait devenu singulier pour le genre. Une très belle surprise particulièrement épatante qui se montre bien plus ambitieuse une fois visionner qu’il n’y paraît au premier abord…

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Rogue One : A Star Wars Story (de Gareth Edwards) : Pour son premier film de la saga, Gareth Edwards aura appris à maîtriser de bout en bout les ficelles de l’univers créé par George Lucas. Les plus fidèles fans y trouveront leur bonheur tandis que les novices auront affaire à un film de guerre, presque parfait, à la fois sidérant, stupéfiant, empli de noirceur et de surprise jusqu’à sa scène finale bouleversante.

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Sausage Party (de Conrad Vernon et Greg Tiernan) : Absurde et irrévérencieux, ce long-métrage au nom explicite est un véritable régal. Même si certains de ses plus fervents détracteurs jugeront le contraire, l’humour incorporé par Seth Rogen et sa bande fait encore une fois mouche dans ce film d’animation pour adultes, R-Rated aux États-Unis, totalement trash et décalé, mais loin d’être dénué de sens, qui n’est bien évidemment pas à mettre entre toutes les mains.

Vaiana, la légende du bout du monde (de Ron Clements et John Musker) : Tout comme Elsa, l’héroïne de « La Reine des Neiges » (LIBÉRÉE, DÉLIVRÉÉÉE), Vaiana n’a pas besoin d’un prince charmant pour arriver à ses fins. La nouvelle héroïne du studio aux deux grandes oreilles est charismatique, rêveuse et porte fièrement ses racines Polynésiennes. Outre ses personnages secondaires charismatiques et attachants, dont l’hilarant Maui (métamorphe, demi-dieu du vent et de la mer, idole des hommes et des femmes), le tableau se voit agrémenté d’une esthétique ravissante et d’une flopée de nouvelles chansons divinement interprétées en V.O. comme en V.F. ! Du Disney comme on les aime et on en redemande…

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Zootopie (de Byron Howard et Rich Moore) : Succès surprise de l’année sorti en février dernier, « Zootopie » (des studios Disney) s’est en effet retrouvé en tête du box-office de 2016 en France avec un total de 4,8 millions d’entrées. L’histoire nous invite à suivre les mésaventures de Judy Hopps, une jeune lapine rêvant de devenir flic dans la belle ville de Zootopie, un havre de paix dans lequel vivent en harmonie toutes les espèces animales… ou presque. Une jolie satyre sur les inégalités de notre société moderne qui aura séduit petits et grands. Rythmé, intelligent et bien écrit, il nous fait passer du rire aux larmes en quelques minutes. Un dessin animé brillant et efficace…

Et aussi : Doctor Strange (de Scott Derrickson) – Juste la fin du monde (de Xavier Dolan) – Les animaux fantastiques (de David Yates) – Manchester by the Sea (de Kenneth Lonergan) – Victoria (de Justine Triet)

Série 📺 :

Agents of S.H.I.E.L.D. (Saison 3 et 4) : Souvent vu par quelques fans comme le parent pauvre du MCU, « Agents of S.H.I.E.L.D. » continue tout de même son petit bonhomme de chemin sur la chaîne ABC. Après une 3ème fournée d’épisode aux multiples rebondissements, la dernière saison change de case horaire, 22h, prenant ainsi une direction plus sombre se rapprochant (doucement) des autres séries de l’écurie Marvel. Avec son casting attachant et sa bonne intégration à l’univers connecté, ce programme vaut le détour si vous êtes un fan des aventures héroïques. Personnellement, j’y ai pris grand plaisir…

Black Mirror (Saison 3) : Si les deux premières saisons de « Black Mirror » nous avaient déjà offerts de grand moment de télévision, il serait faux de dire que la troisième saison n’a pas placé la barre encore plus haut. Il faut dire qu’avec un rachat par Netflix et une quantité d’épisode doublé (passant de 3 à 6) par rapport aux précédentes années, tous les moyens étaient réunis pour faire officiellement de la série un incontournable. Du premier épisode devenu culte mettant en scène la toujours juste Bryce Dallas Howard à son final époustouflant de 1h30 en passant par le déjà culte « San Junipero », c’est un véritable sans faute qui se voit réalisé de nouveau par Charlie Brooker. De quoi nous rendre encore un peu plus paranoïaques vis-à-vis des nouvelles technologies…

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Chewing Gum (Saison 1) : Une petite pépite d’humour british débarquée en catimini sur Netflix à la fin de l’année. « Chewing Gum » suit les mésaventures de Tracey Gordon, jeune vierge effarouchée élevée dans une famille catholique et vénérant Beyoncé. Cependant et malgré les interdictions de sa mère l’ayant rendue particulièrement immature, elle veut désormais entrer dans la vie d’adulte et ce dans tous les domaines. Créée et portée par la géniale Michaela Coel, qui adapte ici sa propre pièce de théâtre, cette série aborde sans complexe ni tabous les dessous de la jeunesse britannique et de ses travers. Tout y passe ou presque, le sexe, la religion ou encore la drogue sous couvert d’un humour cru qui fait assurément le charme de ce programme à la fois loufoque et décalé.

Daredevil (Saison 2) : Pour sa deuxième saison, le justicier masqué de Hell’s Kitchen enfonce le clou et démontre un niveau de violence encore inédit dans le MCU. Un nouvel essai encore meilleur que le précédent qui se voit bien aidé par l’arrivée de versions convaincantes (et c’est une première) du Punisher et d’Elektra. Rythmée, intense et jouissive, la série démontre une fois de plus le savoir-faire implacable de la Maison des Idées quand il s’agit d’ambiances sombres et brutales en matière de série. C’est pour quand la saison 3 ?

Jour Polaire (Saison 1) : Un suspense lugubre et glaçant qui nous tient en haleine de bout-en-bout pour cette production franco-suédoise de grande qualité portée par une Leïla Bekhti intense et brillante dans le rôle d’une flic dépressive et déboussolée au passé relativement trouble ! Tout bonnement sublime, les paysages, placé sous un soleil interminable en plein été arctique, apporte une touche inédite dans un genre déjà exploité sous (presque) toutes ses coutures. Apporté de la noirceur dans un environnement constamment baigné par la lumière, voilà un défi de taille qui se voit relevé haut la main par ce polar d’un genre nouveau…

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Luke Cage (Saison 1) : La collaboration entre Marvel et Netflix s’est également poursuivi avec la présentation d’un tout nouveau Defenders. Enfin, nouveau, c’est vite dit. Dès novembre 2015, Luke Cage teasé déjà son propre programme avec une présence remarqué dans la première saison de « Jessica Jones ». Sa sortie en solo paru en septembre s’est montré comme une excellente surprise. Avec son ambiance implacable et son scénario sur fond d’histoire de gangster, « Luke Cage » nous entraîne dans les méandres d’un Harlem sombre porté par une distribution de premier choix sur laquelle on retrouve Mahershala Ali, Simone Missick, Alfre Woodard et Rosario Dawson, devenue figure de proue de ses héros d’un nouveau genre.

Mr. Robot (Saison 1) : Si les séries télévisées américaines ne peuvent s’empêcher, à l’heure du tout connecté, de mettre en scène dans leurs rangs au moins un personnage gentiment prénommé hacker au second plan, aucune n’avait pour l’heure abordé le sujet aussi brillamment que le fait « Mr. Robot ». Ici, pas de raccourci simpliste comme peuvent le réaliser certains programmes tels que Les Experts et Scandal, mais un environnement proche de notre monde actuel avec ses forces et ses failles. Récompensée aux Golden Globes et aux Emmy Awards en 2016, la série nous invite à suivre le parcours d’un jeune ingénieur informatique solitaire et torturé, Elliot Alderson (Rami Malek, époustouflant), recruté par un groupe de hackers anarchistes, la FSociety, pour mettre déclencher une révolution à travers le monde. C’est intelligent, prenant, bien écrit et malgré un aspect pointu, aucune compétence en informatique n’est nécessaire pour apprécier ce show de qualité qui mérite son succès.

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Stranger Things (Saison 1) : Véritable madeleine de Proust pour tout amateur de la culture 80’s, « Stranger Things » s’est vite imposé comme le feuilleton de l’été. Se hissant bien vite comme un phénomène viral à travers le monde, la série, mené par Winona Ryder et une bande de jeunes terriblement attachants, aura permis de hisser encore un plus Netflix dans le cœur des sériephiles.

The Crown (Saison 1) : La reine Elisabeth II héroïne d’une série ? Oui, c’est possible et en plus, c’est passionnant. La fresque historique de Peter Morgan nous conte avant tout l’épopée d’une femme et d’une famille qui auront marqué tout une époque. Fasciné par la personnalité atypique de cette dynastie hors-norme, le réalisateur nous invite à découvrir les coulisses de la royauté d’une façon inédite. Si les coûts faramineux du projet auguraient déjà une reconstitution fidèle, le résultat va au-delà même des espérances. « The Crown » est une série étincelante à l’image même de son premier rôle, Claire Foy, véritable révélation de ce programme royal. On en reprendrait bien encore un peu…

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The Get Down (Saison 1 – Part 1) : Toujours durant l’été et histoire de continuer sur sa lancée, Netflix publiait sa propre vision de la série musicale. En découla « The Get Down », véritable fresque contant la naissance du phénomène Hip-Hop dans les rues du Bronx dès années 70 en pleine période disco. Le maestro Baz Lurhman (à qui l’on doit entre autres les films Roméo + Juliette, Moulin Rouge! et Gatsby le Magnifique) ne change pas ses bonnes habitudes en proposant un show optimiste, juste, sensuelle, intelligent, passionnant et rafraîchissant. Le tout s’accompagne d’une bande-originale à la hauteur des espérances, véritable mélange de modernité et de sons vintages avec la présence de Grandmaster Flash, Donna Summer et Nas, en passant par Kurtis Blow, Nile Rodgers ou même Christina Aguilera. Il n’y a plus qu’à attendre la seconde partie de la saison…

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Et aussi : BoJack Horseman (Saison 3) – Empire (Saison 2) – Jane The Virgin (Saison 2 & 3) – Once Upon A Time (Saison 5 & 6) – The OA (Saison 1)

Jeux Vidéo 🎮 :

Final Fantasy XV : En tenant entre les mains la tant désirée jaquette de Final Fantasy XV, lancé sur PS4 et Xbox One en novembre dernier, un seul et unique mot brûlait les lèvres de nombreux inconditionnels : ENFIN ! Oui, enfin, après plus de 10 ans de gestation, le dernier titre imaginé par Hajime Tabata a bien voulu se dévoiler au monde. Soyons cependant honnête, il est loin, très loin d’être un jeu parfait, sans doute à cause des ambitions de son réalisateur beaucoup trop grande par rapport aux moyens lui ayant été accordé lors de son développement par Square Enix. Cependant, il faut le reconnaître, son ambiance détonne et se révèle majestueuse de bout-en-bout, tout comme sa bande-son, particulièrement accrocheuse, tandis que sa durée de vie se montre elle aussi convaincante. FF XV n’est peut-être pas le jeu tant espéré, mais au fond de nous, on l’aime quand même…

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Forza Horizon 3 : Pour les fans d’automobiles et les autres, ce « Forza Horizon 3 » est une véritable référence ! Avec son contenu gargantuesque, sa bande-son magistrale et son rendu saisissant, autant dire que le constat final à tout pour plaire. Le plaisir de conduire et bien présent, l’immersion également et ne parlons pas du niveau de détail frôlant la perfection. Et le fun dans tout ça ? Forza Horizon 3 n’en manque même pas. L’expérience s’adapte à votre bon plaisir. Il est ainsi possible de visiter l’immense carte du jeu à toute allure en long et en large à bord de la fameuse Lamborghini Centenario, de s’adonner au plaisir d’une épreuve de cross-country en Ford F-150 Raptor et même de parcourir la moitié de l’Australie avec un Penhall The Cholla de 2011 contre une Jeep Willy’s Mb de 1945 tractée pour l’occasion par un hélicoptère au son de « Tied to You » du groupe The Knocks. Ça ferait presque rêver n’est-ce pas ?

Life is Strange : Il est vrai que je triche un peu pour celui-ci ! Développé par le studio français Dontnod, « Life is Strange » s’est en effet vu offrir une sortie en format épisodique tout au long de l’année 2015. Pour autant, je n’ai découvert ce jeu que lors de sa sortie en boîte, il y a quelques mois seulement. Véritable bouffée d’air frais dans un paysage vidéo-ludique de plus en plus saturé, « Life is Strange » est une oeuvre à part entière. Aussi beau visuellement que d’un point de vue sonore grâce à sa somptueuse B.O. réalisé par le compositeur français Jonathan Morali, sa narration mélancolique n’est pas non plus en reste et offre une expérience qui nous emmène à nous poser quelques questions sur différents sujets tels que la jeunesse, le harcèlement scolaire ou la gestion du deuil. 10/10

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Overwatch : En voilà un qui aura réussi son pari en 2016 ! Première incursion dans le doux royaume du FPS pour l’éditeur Blizzard, Overwatch se sera imposé grâce à son univers cartoon, ses couleurs vives et ses personnages complètement dingues, à la fois géniaux et attachants. Le but ? À six contre six, les joueurs se bastonnent par le biais de différents modes de jeu (Point de Contrôle, Convoi, Arcade) sur des maps toutes plus folles les unes que les autres. C’est jouissif, bien pensée, plus technique qu’il n’y paraît et même les réfractaires du genre peuvent y trouver leur bonheur. Que demander de plus ?

Pokémon (Go – Soleil et Lune) : Si les 30 ans de Zelda auront bénéficié d’une célébration en demi-teinte, les 20 ans de Pokémon n’auraient, eux, pas pu mieux se fêter. Après le raz-de-marée (bien qu’éphémère) provoqué par Pokémon GO durant l’été qui nous aura fait découvrir la limite des batteries de nos smartphones et marcher pendant de longues heures, les monstres de poche on fait machine arrière afin de revenir à leur fondamentaux par le biais de la Nintendo 3DS grâce à Soleil et Lune. Les nostalgiques furent heureux de retrouver une nouvelle génération (enfin) convaincante, une aventure agréable et dépaysante, une région à l’allure exquise mais aussi et surtout le retour de la première génération. Pikachu et sa bande n’ont décidément pas pris une ride…

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Ratchet & Clank : Passé presque inaperçue lors de sa sortie en salles le 13 avril (et ce n’est pas forcément plus mal), le film basé sur la mythique licence de Sony et Insomniac Games, « Ratchet & Clank », aura permis de faire perdurer encore un peu la malédiction abattant sur les adaptations cinématographiques de jeux vidéo culte.
Lancé en parallèle sur PS4, le projet vidéoludique qui en découle se montre lui beaucoup plus convaincant (et c’est peu dire). L’une des séries reines de la plateforme s’illustre ici avec sa meilleure réalisation depuis sa création. Plus complet, plus beau et plus épique que jamais, ce reboot particulièrement réussit n’augure ainsi que du bon pour l’avenir de la saga…

The Last Guardian : En voilà un autre qui nous aura bien fait attendre… À l’origine annoncée en 2009 pour une sortie sur PS3, The Last Guardian n’avait alors plus donné signe de vie pendant un bon bout de temps. Devenu une véritable Arlésienne, de nombreux gamers avaient fini par perdre espoir concernant un éventuel lancement. Surprise, à l’E3 2015, son créateur Fumito Ueda précise que le projet est toujours en développement et bascule sur PS4. Désormais présent sur les étalages du monde entier, le jeu fait preuve d’une magie presque inédite dans le monde du jeu vidéo. Terriblement attachante, la relation évolutive entre l’enfant incarné par le joueur et la créature chimérique Trico et son univers poétique font de The Last Guardian une expérience à part. De quoi nous faire oublier facilement sa (trop) courte durée de vie, sa maniabilité hasardeuse et ses quelques problèmes de caméra…

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Uncharted 4 : A Thief’s End : Le nouveau titre de Naughty Dog est également le dernier volet de la saga de l’aventurier-archéologue le plus charismatique de nos consoles. Dans « Uncharted 4 : A Thief’s End », Nathan Drake s’embarque dans une nouvelle aventure à Madagascar trois ans après les événements conté dans Uncharted 3. Avec l’aide de son frère, Samuel Drake, qu’il croyait mort depuis 15 ans, il part à la recherche du trésor d’Henry Avery et autant le dire tout de suite, le chemin sera bien évidemment semé d’embûche. Digne d’un blockbuster à gros budget, cet Uncharted 4 vient brillamment clôturer cette saga devenue culte grâce à une réalisation à couper le souffle. Beau, varié, truffé de surprises et rarement répétitif, il est sans nul doute l’un des petits trésors de la PS4.

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Unravel : Paru en toute discrétion au mois de février dernier, « Unravel » n’en reste pas moins un excellent titre doublé d’une expérience atypique malgré une faible durée de vie. L’éditeur Electronic Arts s’éloigne ici de ses standards habituels pour laisser place à un univers enchanteur dans lequel le joueur est invité à contrôler Yarni, un adorable petit bonhomme de laine perdu au beau milieu de notre monde. Mignon et attachant, ce petit jeu, développé par les Suédois de Coldwood Studios, à mi-chemin entre plateforme et réflexion, émerveillera avec aisance la majorité du public. Il est simplement dommage de ne pas avoir eu la possibilité de profiter d’une sortie au format physique qui aurait peut-être eu la possibilité de lui offrir un plus grand succès…

Watch Dogs 2 : Plaisant mais loin d’être parfait, le premier Watch Dogs avait déçu beaucoup de mondes lors de sa sortie en 2014. Un accueil frileux qui n’aura pas empêché l’éditeur français Ubisoft de mettre en chantier un second opus. Sceptique lors de son annonce, la communauté de fans du développeur aura eu l’occasion de vite changer d’avis à la suite des annonces divulguées habilement à chaque présentation du titre. Mobilisant des équipes de création de Paris à Montréal, Watch Dogs 2 se montre en presque tout points supérieurs à son aînée. Changeant son fusil d’épaule pour une direction artistique plus fun, il nous invite à découvrir la ville de San Francisco et ses secrets en incarnant le personnage de Marcus Holloway, un jeune hacker accusé contre son gré d’un crime qu’il n’a pas commis suite à un mauvais calcul d’un système informatique. Bien aidé par ses protagonistes secondaires haut en couleur, Watch Dogs 2 et sa narration édulcorée se montrent plaisant du début à la fin. On en redemande…

Et aussi : Dishonored 2Fire Emblem FatesInsideRecore

Littérature 📖 :

« Harry Potter et l’enfant maudit » de J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne (Gallimard Jeunesse) : « Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il travaille au coeur des secrets du ministère de la Magie. Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Quand passé et présent s’entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus. »
Si l’ouvrage n’échappe pas à quelques menus défauts tout au long de sa narration, retrouvez les aventures de nos sorciers préférés près de 19 ans plus tard sonne comme une véritable Madeleine de Proust.

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« Journal d’un vampire en pyjama » de Mathias Malzieu (éditions Albin Michel) : « Me faire sauver la vie est l’aventure la plus extraordinaire que j’ai jamais vécue. » explique Mathias Malzieu, leader du groupe Dionysos, en préambule de son dernier livre, écrit tel un journal intime dans un moment difficile. Véritable témoignage de vie difficile, touchant mais néanmoins optimiste qui ne tombe jamais dans la plainte, il y raconte sa lutte contre la maladie s’étant jointe à sa vie en 2013 telle une menaçante épée de Dame Oclès. Un roman autobiographique parmi les plus beaux de l’année 2016.

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« La Vision : Tome 1 » de Tom King et Gabriel Hernandez Walta (Panini Comics) : « L’Avenger Vision a décidé de fonder une famille. Le synthézoïde a décidé de la créer de toutes pièces et d’emménager en banlieue. L’intégration va s’avérer plus compliquée que prévue et les secrets vont venir peser sur l’ambiance de la petite famille. »
Personnage souvent méconnu de l’univers Marvel créé en 1968, la Vision s’est tout de même offert une série bien à elle dans le courant de l’année nous entraînant de rebondissement en rebondissement sur les traces d’un thème popularisé par Philip K. Dick grâce à son incontournable Blade Runner. Les androïdes ont-ils une âme comme les êtres humains ? Un comics atypique, sombre et réservé à un public averti abordant avec brio les thèmes de la différence et de la tolérance.

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Et vous, quels furent vos coups de cœur en cette année 2016 ?

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