Haters Back Off sur Netflix : Miranda Sings, on adore la détester !

Si vous êtes un adepte des vidéos publiées sur internet et des Youtubeurs en tous genre, il se peut que vous ayez déjà entendu son nom ! Personnage créé de toutes pièces en 2008 par Colleen Ballinger-Evans, 29 ans, Miranda Sings totalise en effet plusieurs millions d’abonnés sur sa chaîne tandis que ses vues se comptent par milliard. Son but ? Parodier ses stars d’internet prête à tout pour faire le buzz à travers des vidéos tutorielles, des décryptages et des sketchs. Netflix à décidé de lui dédier une série depuis le 14 octobre dernier et elle ne fait pas dans la dentelle…

Netflix et HBO voulaient tous deux misés sur ce programme, c’est finalement le premier qui l’emporta. « Haters Back Off » nous invite à suivre le quotidien de Miranda Sings qui ne rêve que d’une chose, goûter à la célébrité malgré la nullité abyssale de son talent. Pour cela elle a un plan, rédigé en 5 points par son oncle Jim (Steven Little). Avec une confiance en soi débordante, la jeune femme, originaire de Tacoma dans l’État de Washington, continue d’avancer d’échec en échec persuadé que tôt ou tard, elle profitera de la gloire. Elle est en effet convaincue qu’elle est déjà une star, sauf que le monde entier ne le sait pas encore.

« Elle est prête pour le gros plan… »

Miranda est égocentrique, malpolie, irritante, cynique, détestable et pourtant, le charme opère pour cet alter-ego déluré. Composé de 8 épisodes d’environ 30 minutes chacun, le show nous invite également à la découverte de sa famille complètement frappadingue. On y retrouve son oncle Jim, cité plus haut, manager et artiste raté qui ne rêve que d’une chose, prendre la carrière de sa nièce en main. img_4091Il y a également Bethany (Angela Kinsey), sa mère hypocondriaque accro aux médicaments et aux attelles ainsi qu’Emily (Francesca Reale), sa sœur ou plutôt son souffre-douleur, toujours présente pour la remettre dans le droit chemin. À toute cette tribu de personnages secondaires se greffe également Patrick (Erik Stocklin), seul ami de Miranda secrètement amoureux d’elle. Le véritable ennui avec tout ce petit monde, c’est leur sérieux manque de charisme et de présence malgré les très bonnes prestations proposées par le casting. Ils deviennent en effet très vite inexistants à chaque apparition de Miranda et de ses répliques cinglantes.

Une héroïne déjantée pour un scénario prévisible !

Lancée une série sur le thème de YouTube et de ses coulisses n’était probablement pas chose aisée. Pour autant, cette comédie aux sens multiples s’en sort plutôt bien. haters-back-off-sur-netflixMélangeant les genres et les styles avec brio, elle se place comme un digne successeur à « Unbreakable Kimmy Schmidt » et « Lady Dynamite », deux autres productions made in Netflix.
La réalisation et ses gros plans serrés nous offrent des scènes d’une grande finesse comme ce passage ou Miranda engobe en quelques secondes une glace en forme de pied et des mini-saucisses d’apéritif. giphy-2L’humour et les situations rocambolesques décrites ici créent régulièrement une étrange sensation de gêne, cependant, c’est bel et bien là que se trouve tout l’intérêt de ses séquences.
La série n’échappe cependant pas à quelques malheureux défauts généralement propres à ce type d’esthétique. Souvent décousue et maladroite, elle se perd régulièrement dans ses intrigues loufoques et semble toujours vouloir expliquer le comportement étrange de ses protagonistes comme si elle n’acceptait pas totalement sa véritable folie. Haters Back OffÀ l’opposé total du reste du show, l’épisode final et son ressort dramatique clôturent en apothéose le programme et montre surtout ce à quoi il aurait surement pu ressembler du début à la fin. « Haters Back Off » fait preuve d’un potentiel créatif énorme mais doit encore faire ses preuves sur le long terme…

Visionnez la bande-annonce de « Haters Back Off », le show décalé de Miranda Sings :

En bref : Dès les premiers épisodes, j’ai eu un peu de mal à accrocher à ce véritable OVNI visuel. C’est en avançant dans le visionnage que les personnages peuvent se montrer beaucoup plus intéressant, attachant et humain qu’au premier abord. Il est cependant possible de regretter ce besoin incessant de créer le gag à tout prix de la même manière que le fait l’autre comédie de Netflix « Unbreakable Kimmy Schmidt ».  Au final, « Haters Back Off » se présente comme une série inclassable et délurée qui ne fait rien à moitié. Ni plus, ni moins…

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