« Don’t Trust the B—- in Apartment 23 » : La comédie déchue d’ABC !

Visionnez l’intégralité d’une série comique en à peine plus de 2 semaines, ce n’est pas souvent que cela m’arrive et pourtant… « Don’t Trust the B—- in Apartment 23 » m’a définitivement fait changer d’avis sur le sujet et réconcilié avec le genre.

« Don’t Trust the B—- in Apartment 23 », un titre à rallonge pour une série bien courte. Il n’aura fallu que deux saisons seulement à la chaîne américaine ABC pour arrêter les frais et définitivement enterrer le programme. Ce n’est pourtant pas la qualité qui manque, bien loin de là. Lancée en 2012, cette sitcom s’avère être en effet une petite perle comique tristement incomprise.

Certes, le scénario de départ est des plus classiques à mi-chemin entre les excellentes Unbreakable Kimmy Schmidt, 2 Broke Girls et New Girl saupoudré d’un zeste de Modern Family MICHAEL BLAIKLOCK, RAY FORD, JAMES VAN DER BEEK, ERIC ANDRE, KRYSTEN RITTER, DREAMA WALKER: June Colburn (Dreama Walker), jeune imbécile heureuse idéaliste tout droit venue de l’Indiana débarque à New York City, un job en poche chez Buchwald Mortgage, prête à croquer la vie à pleine dent. Ce fut sans compter sur la mise en faillite de l’entreprise et sa nouvelle colocataire, Chloé (Krysten « Jessica Jones » Ritter), qui se trouve être à l’opposer de celle-ci. Elle est égocentrique, immorale, cynique, sarcastique, manipulatrice et totalement accro au sexe et à la boisson. Les deux filles vont ainsi devoir apprendre à cohabiter ensemble sans oublier toutefois de s’affronter sur des sujets du quotidien souvent abracadabrant.giphy-1
Un pitch (très) simple donc qui s’autorise tout de même quelque petite subtilité. Là ou le show se démarque de ses concurrents directs, c’est bel et bien grâce à son humour potache et politiquement incorrect habile mélange de trash et d’absurde qui n’a décidément peur de rien, pas même du ridicule. Preuve en est par exemple avec le « meilleur ami gay mais hétéro » de Chloé, James « Dawson » Van Der Beek. L’acteur y incarne une version égocentrique, surréaliste mais néanmoins attachante de lui-même fustigeant au passage avec brio le milieu des sitcoms populaire.

Mais alors qu’est-ce qui a cloché avec « Dont Trust the B—- in Apartment 23 » ? giphyPeut-être l’absence de réel personnage secondaire à l’exception de trois, Luther (Ray Ford), assistant gay de James, Éli (Michael Blaiklock), le voisin pervers et Mark (Eric Andre), collègue de June amoureux de cette dernière. Très certainement son impertinence qui ne parlera forcément pas à tout le monde. Assurément son mode de diffusion, ABC l’ayant presque saboté, proposant aux téléspectateurs des épisodes à des horaires variables dans un ordre véritablement incompréhensible. La chaîne ne diffusera même pas les 8 derniers épisodes pourtant montés et prêts à être proposés au public.
Quoi qu’il en soit, le soap restera sans nul doute dans le cœur de nombreux sériephiles. Depuis le mois d’août, elle s’offre même une seconde jeunesse bien mérité par le biais de la plateforme de SVOD Netflix et c’est peut-être bien là qu’était finalement sa place dès le début.

« Dont Trust the B—- in Apartment 23 » en chiffres (et en lettres) :

  • Disponible sur Netflix
  • 2 saisons
  • 26 épisodes de 22 minutes
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