Rencontre avec Matthias Bouffay et Lucas Roullet-Marchand, gérant de la salle À Thou Bout d’Chant !

À Thou Bout d’Chant, c’est la salle de concerts en vogue à Lyon ! Créée en 2001 par Frédérique Gagnol et Marc David dans le quartier de la Croix-Rousse, elle fit menacer de fermeture en 2012 des suites de la baisse des subventions offertes par la ville.
Ce fut sans compter sur Lucas Roullet-Marchand et Matthias Bouffay, deux joyeux lurons, également musiciens et chanteurs, qui se lancèrent corps et âmes dans la refonte de cette petite salle.
Pari réussi, plus de 4.256 spectateurs répondirent à l’appel des nombreux rendez-vous proposés tout au long de la saison 2015/2016. L’engouement devrait se faire sentir de nouveau à la rentrée grâce à une nouvelle programmation aussi éclectique que réussie.
Rencontre avec deux passionnés qui ne manquent décidément pas d’humour.

L’INTERVIEW DE MATTHIAS ET LUCAS :

Bonjour vous deux, première question, comment allez-vous ?
Matthias Bouffay :
Il faut toujours commencer par là ! Je ne vais pas m’étendre une nouvelle fois sur cette histoire de programme mais à part ça, tout va plutôt bien.
Lucas Erem : On est content de rattaquer cette nouvelle saison.
Matthias : Il y en a qui ont pris des vacances, d’autres non, donc nous sommes toutefois à des degrés de forme différente.
Lucas : Des reproches, dès la première question. (Rires)
Matthias : On est très content de reprendre car on sent que ça monte doucement et la pression commence à revenir du coup on fait des blagues de ce genre.À Thou Bout d'Chant 03.png

Pourriez-vous vous présenter quelque peu aux lecteurs du blog ?
Matthias :
Moi, je m’appelle Matthias Bouffay, j’ai 26 ans et j’ai d’un côté fait des études de communication et de l’autre de la musique depuis toujours. J’ai rencontré Lucas ici-même à À Thou Bout d’Chant en 2012 lors d’un tremplin où nous sommes allés en finale tous les deux et j’ai ensuite continué à le côtoyer sur les quelques années qui ont suivi et nous nous sommes également retrouvé au Conservatoire de Lyon où l’on a pu faire un petit peu de musique ensemble. Il y a 1 an, il a eu l’opportunité de reprendre cette salle et il m’a du coup proposé de l’épaulé et j’ai tout de suite accepté car c’est assez fou de pouvoir réaliser tout cela à nos âges mais il va tout vous raconter dans un instant, je lui mets un peu la pression.
Lucas : Moi, je suis Lucas Roullet-Marchand, j’ai bientôt 26 ans et que dire à mon propos…
J’ai fait des études dans les sciences à la base, puis dans la communication, puis dans l’industrie de la musique et j’ai notamment fait un stage de 2 mois à À Thou Bout d’Chant il y a 4 ans maintenant et là j’ai vu ce qui se passait en coulisses et il m’a paru comme une évidence que c’était clairement quelque chose comme ça que j’avais envie de faire de ma vie. Je suis ensuite resté bénévole ici pendant 2 ans et un jour au bar, l’un des deux anciens gérants m’a dit que le lieu était à vendre et quand j’ai su le prix que ça coûtait, ce qui me paraissait inaccessible ne l’était absolument pas. En allant voir une banque, je savais que ça pouvait le faire et je me suis dit, c’est maintenant ou jamais. Je n’ai donc pas réfléchi longtemps, j’ai même dû faire deux bonnes nuits blanches après avoir appris que c’était possible. La machine fut alors lancée, j’ai demandé à Matthias parce que j’avais besoin d’avoir un alter-ego dans cette envie de défendre la chanson française et je savais que nous avions pas mal de goût commun et que l’on s’entendait bien à la base alors j’avais envie de travailler avec lui. Ça fait désormais 1 an…
Matthias : Et je regrette amèrement ce choix chaque jour depuis. (Rires)
Lucas : En vérité, cela se passe très bien et nous nous sommes un peu réparti les rôles. Matthias s’occupe plus de la communication, je suis plus dans l’administratif et on monte ensemble la programmation qui s’avère être la partie la plus intéressante du travail des deux.

Combien de temps mettez-vous en moyenne pour réaliser la programmation d’À Thou Bout d’Chant ?
Matthias :
C’est une bonne question ! Pour celle-ci, on a commencé à contacter les artistes en mai dernier mais cela dépend des cas. En gros, pour la programmation en cette période-là, de septembre à décembre, nous mettons environ 4 mois et nous avons une partie un petit peu plus courte pour la deuxième partie de saison qui est pourtant plus longue mais on va attaquer ça le plus vite possible. L’an dernier, nous avions un peu tardé mais en gros, on fait ça de septembre à décembre pour la seconde partie qui elle se déroule de janvier à juin.

Vous avez d’ores et déjà quelques envies pour la seconde partie de la saison ?
Matthias :
On a eu déjà quelques demandes d’artistes, je ne sais pas forcément ce que l’on peut dire, mais il y a déjà une sortie d’albums, celui de Frédéric Bobin. C’était une envie de sa part de faire des dates ici à cette occasion.
Lucas : Nous n’avons pas encore calé grand-chose encore, on a des envies, notamment aussi de concerts « hors les murs » d’aller voir sur la location de plus grosses jauges, on a des pistes mais rien de concret encore pour le moment.

Y a-t-il un message que vous souhaitiez faire passer par le biais de la salle ?
Matthias :
Oui, en effet, il y en a même plusieurs ! Le principal, c’est de dépoussiérer le terme « chanson française » qui veut à la fois tout et rien dire. Nous, on écoute ça depuis très longtemps et ce terme englobe plein de choses, plein de styles pour autant de personnalités différentes. On essaie ainsi de faire un maximum de passerelle entre les genres tout en reliant cela avec la langue française mais c’est le seul point en commun entre tous les artistes que l’on programme.
Lucas : Pour nous, privilégié le français, c’est le moyen de toucher directement car il n’y a pas la barrière de la langue et justement, le côté très intimiste du lieu se prête totalement à ce style. Quand on se retrouve à 5 mètres d’un artiste et qu’il déballe un peu ses tripes et ce qu’il a sur le cœur, on peut prendre cette décharge émotionnelle qui est assez forte et qui sera beaucoup plus difficile à avoir dans des salles plus grandes.
Matthias : J’ajouterais aussi que nous avons vraiment eu sur la première année la volonté de faire le lien entre chanson française et rap afin d’essayer de montrer au maximum à ceux qui sont habitués à la chanson française que le rap à pris une place là-dedans qui était déserte notamment au niveau des chansons engagées et pareil du côté un peu plus rap de montrer que la chanson peut être tout aussi moderne.

Êtes-vous de gros consommateurs de concerts ?
Matthias :
Du coup, oui, en effet ! (Rires)
À la base, pas trop en réalité, un petit peu tout de même, plus que la plupart des gens je pense, mais franchement avant ce projet-là, ce n’était pas tout le temps.
Lucas : Pour une raison assez évidente, c’est qu’avant ce projet, nous étions étudiant donc nous n’avions pas forcément le budget pour faire beaucoup de concerts.
Matthias : Je vais même avouer un truc, avant À Thou Bout d’Chant, je n’allais pas beaucoup dans les petits lieux. Je n’avais qu’une vision limitée des artistes en chanson à cette époque, je n’en connaissais que peu et je n’allais pas dans ses endroits sauf qu’en j’ai découvert en tant qu’artiste que l’on pouvait se produire là-dedans et j’ai commencé à m’y intéresser.

Quel type de spectateur êtes-vous en général ?
Matthias :
C’est compliqué parce que l’on a aussi changé sur ce point-là je crois. On attend plus les mêmes choses d’un concert, maintenant, on analyse beaucoup plus que l’on regarde et on voit ainsi d’autres choses auxquelles nous n’aurions pas forcément fait attention avant. Personnellement, avant, je prenais plus le truc très naïvement d’un coup comme ça, sans regarder ce qui est vraiment bien, les bonnes idées de scènes, les textes etc…, alors que maintenant, nous sommes dans une analyse de gérant de salle de spectacle.
Lucas : Il y a quelque chose qui est différent, c’est que lorsque l’on choisit les concerts que l’on va voir, on se redirige vers ceux dont nous sommes assez fans et je me positionnais personnellement comme tel à être captivé par ce qu’il se passe, à boire les paroles et à chanter avec l’artiste et maintenant, c’est différent parce que l’on voit de tout, on voit ce que l’on programme mais on va voir aussi pas mal de choses ailleurs et du coup, on a ce recul et on attend plus d’être surpris.
Matthias : Plus on voit de spectacle mois on est étonné, du coup, le fait de prendre une claque lors d’un spectacle est devenu un peu plus rare et ça le deviendra de plus en plus. Je n’ai vraiment que des réponses hyper-prétentieuses en réalité… (Rires)

Après les travaux actuellement effectués sur les lieux, qu’est-ce que le public pourra découvrir de nouveau ?
Lucas : Le public sera subjugué dès la première seconde.
Matthias : Il connaîtra un émerveillement digne de Disney.
Lucas : Des paillettes tomberont du ciel. (Rires)
Plus sérieusement, on a refait principalement le bar qui était à notre goût pas très fonctionnel, on avait eu très peu de temps l’année dernière, on était allé à l’urgence, on avait surtout refait la loge pour l’accueil des artistes qui n’était vraiment pas en bon état et comme cette année on a eu plus de temps on en a profité pour refaire ce fameux endroit qui maintenant à un plus grand espace spectateurs, ils pourront donc se poser un petit peu, s’approprier ce lieu-là, y rester et être servi beaucoup plus rapidement.
Matthias : Que ce soit pour les spectateurs ou les bénévoles qui seront là, on a tout rendu plus simple et effectivement pour que ce soit encore plus accueillant et que les gens aient envie ensuite de venir parler avec les artistes, avec nous ou avec d’autres personnes présentes pour débriefer un peu le concert, c’est aussi ça qui est bien dans des petites salles comme la nôtre. On a également remis le reste à neuf en refaisant quelques peintures et détails qui avaient besoin d’une petite rénovation.a-thou-bout-dchant-02
Avez-vous récemment eu un gros coup de cœur musical ?
Matthias :
De la saison dernière, le concert qui nous a le plus marqués, c’est un groupe qui s’appelle Léonid qui s’avère être pour le coup une vraie claque et il n’y avait que des gens qui ne connaissaient pas le groupe dans la salle, peu en effet étaient venu pour eux puisque l’on avait eu une première partie qui avait ramené du monde et ce fut donc une découverte pour tout le monde. Le public a d’ailleurs fini par faire une standing-ovation très longue et la rencontre avec le groupe était aussi super humainement parlant.
Lucas :
On peut en citer d’autres aussi, nous étions à Avignon récemment et j’ai personnellement envie de citer Lili Cros et Thierry Chazelle qui est un duo pour qui j’avais eu la chance de faire une première partie sur leur spectacle précédent. C’était vraiment abouti, tout était excellent, les deux chantent super-bien et c’est parfaitement accompagné. Une très bonne surprise…
Matthias :
L’heure du concert était tardive en plus, c’était à 22h je crois, j’étais très fatigué mais j’ai adoré et je n’avais même pas envie que ça se termine.

Quel est l’artiste que vous rêveriez de pouvoir recevoir à À Thou Bout d’Chant ?
Matthias :
Si on parle vraiment de rêve, je dirais Jean-Jacques Goldman puisque j’en suis un fan absolu. Tout le monde se fiche de moi mais j’assume totalement. Sinon, j’ai aussi un autre rêve plus accessible et on l’a loupé de peu, il s’agit de Tété. Il avait une tournée acoustique mais on l’a malheureusement contacté un peu tard et on verra donc dans le futur mais ça risque d’être plus compliqué et ça redeviendra certainement un rêve du coup à moins qui lise ton blog et qu’il nous aime bien. (Rires)
Autrement, j’ai tout de même programmé quelqu’un que j’admirais et qui s’appelle Bensé.
Lucas : Mon rêve à moi, tout le monde le connaît, mais c’est un petit peu plus accessible, j’adorerais pouvoir programmer Renan Luce. C’est quelqu’un que j’admire dans l’écriture et que lors des rares fois ou j’ai pu le croiser, j’ai trouvé qu’il s’agissait d’une personne qui avait l’air d’être infiniment gentille et c’est clairement quelqu’un avec qui j’aimerais pouvoir discuter et échanger autour de la chanson.
Matthias : Dans les artistes que nous avions été très fiers de programmer, il y avait aussi Anne-Sylvestre et les après concerts avec elle furent assez fous puisqu’elle nous a raconté la jeunesse de certains textes et sa vision des choses concernant la chanson.

Qui sera, à votre avis, la découverte de cette nouvelle saison ?
Lucas : Je répondrais Camille Hardouin, j’attends beaucoup ce concert car je n’ai jamais eu la chance de la voir sur scène. Avant, elle s’appelait La Demoiselle Inconnue, c’est une chanteuse qui a quelque chose de très beau et qui me touche énormément.
Matthias : Pour contrebalancer, moi, de mon côté, je mettrais une petite pièce sur Ma Pauvre Lucette qui est un groupe grenoblois et qui a été un coup de cœur immédiat. C’est très rare que cela m’arrive pour le coup. Des coups de cœur sur scène, j’en ai eu pas mal mais là ce fut un coup de cœur sur CD, on m’a fait écouter des chansons d’eux et j’ai été vraiment retourné par ce que j’ai entendu, j’ai trouvé ça super et hyper-moderne avec des gens qui avaient ingurgité toutes les influences possibles en chansons, du rap à la chanson traditionnelle. Je n’avais presque pas compris au début ce que j’écoutais mais avec le temps, c’est devenu une excellente découverte.

Et quel est, selon vous, le concert à ne pas louper ?
Matthias :
Le gros truc de la première partie de saison, c’est de pouvoir accueillir Karimouche qui a demandé elle-même à venir et ça fait vraiment plaisir. Elle était venue regarder l’an dernier les soirées Neomme, elle connaissait déjà le lieu, mais de voir cet événement se dérouler sous ses yeux, ça lui a donné l’envie et elle nous a dit : « J’aime bien ce genre de petit lieu, s’il y a moyen qu’à la fin de ma grosse tournée je puisse faire quelques dates ici en invitant des amis, ce serait chouette ».
Évidemment, pour nous, c’est une superbe opportunité et elle devrait avoir de très beaux invités, il n’y a pas encore de confirmation à ce sujet mais normalement, on devrait passer une excellente soirée.
Lucas :
C’est des concerts ou il faut prendre sa place assez vite, si j’ose dire, car c’est certain que ce sera plein lors des 3 soirées.
Matthias :
Pour nos 3 gros concerts, on peut également citer Agnès Bihl, Manu Galure et donc Karimouche.
Lucas :
Manu Galure qui avait été finaliste de la dernière saison de la Nouvelle Star cette année, qui possède des chansons depuis bientôt 10 ans et qui viendra nous les interpréter en piano/voix. Ce sera également un chouette moment je pense.

Il y a également des soirées Blindtest du nom de Qu’Ouis-Je organisée ici, qui a eu cette brillante idée ?
Lucas : Je pense que c’était une envie commune !
Matthias : Quand nous avions repris la salle, on s’est dit, on va faire de la programmation chanson, on accueil également une troupe de théâtre d’impro un mercredi par mois qui s’appelle L’Équipe Bis, donc ça, c’était une autre activité de la salle. On s’est ensuite dit, comment peut-on faire en sorte d’occuper d’autres mercredis et de faire en sorte que la salle vive avec une autre activité en rapport avec la chanson, l’idée du Blindtest est donc venue tout naturellement.
Lucas : On avait envie d’avoir un truc un peu plus fun et grand public où nous pourrions dire des conneries et s’amuser tous ensemble. On a donc essayé de casser un peu les codes du Blindtest en trouvant pleins de façon un peu originale de faire deviner les chansons.
Matthias : Sur les soirées Qu’Ouis-Je, même ceux qui sont nuls passent une bonne soirée, l’intérêt, c’est simplement d’être présent et de se marrer. Au début, on ne savait pas si ça allait prendre, mais finalement, ce fut l’une des plus grosses réussites de l’année. À tel point que nous sommes désormais passé sur les réservations !
Lucas : C’est 2€ l’entrée et sur réservation via notre site.
Vous avez donc créé la révolution des Blindtests… (Rires)
Matthias : Ah mais tu peux le dire, on a le meilleur Blindtest au moins de France, je ne sais pas ce qui se fait dans les autres pays mais je suis persuadé qu’au niveau national on est bon. (Rires)

En parallèle, vous possédez chacun un projet musical, seriez-vous en mesure de nous en parler un peu ?
Matthias :
Moi, j’ai un projet avec un patronyme très original qui est mon nom d’état civil, Matthias Bouffay, je fais de la chanson, je suis plus du côté variété, même si je n’aime pas trop ce terme-là, et j’ai commencé tout cela au lycée il y a 7 ans maintenant. J’ai fait pas mal de scène mais ce projet n’a pas été beaucoup développé car j’ai surtout fait des trucs à l’opportunité en rencontrant des artistes notamment lors de tremplins. Comme je le disais plus haut, j’ai toujours fait ça à côté, je ne me suis jamais vraiment lancé dedans. Par contre, j’adore ça et j’écris toujours des chansons et je pense que ce sera toujours le cas. Je continue également de faire des concerts quand il y a l’opportunité de le faire.
Lucas :
Mon projet perso s’appelle Lucarne, cela fait maintenant 2 ans que je suis en solo ou plutôt duo car il y a un musicien qui m’accompagne. Quelques années auparavant, j’avais un groupe qui s’appelait Fabula Narratur, on était un trio. Avant de reprendre la salle, c’est un projet que j’avais vraiment envie de développer en espérant pouvoir me professionnaliser par la suite. J’avais déjà tout préparé et commencé l’enregistrement d’un premier demi-album de 6 titres. Malgré la reprise, je suis allé au bout de l’idée et il fut sorti en juin 2015, sauf que, avec tout le temps consacré à la salle, je n’ai eu la possibilité de le défendre comme je voulais et de chercher plus de dates. Je suis tout de même très fier de ce que j’ai fait et du coup, j’ai continué à faire quelques concerts et maintenant que l’on commence à se structurer et qu’une 3ème personne arrive dans l’équipe, je vais avoir un peu plus de temps donc je prépare l’autre moitié de cet album. Ce sera une continuité et j’espère pouvoir le sortir aux alentours de juin 2017.

a-thou-bout-dchant-03Que diriez-vous aux lecteurs du blog pour leur donner l’envie de venir voir un concert dans votre salle ?
Matthias :
Je dirais que forcément, s’ils regardent la programmation et qu’ils commencent à écouter les artistes qu’ils ne connaissent pas, il y aura forcément au moins une personne voire bien plus qui devrait pouvoir les intéresser.
J’ajouterais aussi qu’il faut faire le pas de la découverte. On sait tous que c’est un risque à la base d’aller voir quelques choses que l’on ne connaît pas, mais nous ne sommes jamais déçus de ce que l’on va voir dans une salle parce qu’il se passe toujours un truc. Le spectacle vivant, c’est assez irremplaçable à ce niveau-là. De plus dans notre programmation, il y en a vraiment pour tous les goûts, pour tous les âges et pour tous les styles de musique. L’avantage de ce genre de salles, c’est que nous essayons déjà de créer une ambiance chaleureuse en accueillant les gens, en présentant les soirées et il y a aussi des premières parties qui font partie intégrante de la découverte, l’occasion de remarquer ce qui se fait en très jeunes chanteurs dans sa ville. Il y a aussi cette proximité avec l’artiste avec la possibilité d’aller lui parler à la fin du concert, on ne retrouve ça nulle part ailleurs que dans les petites salles et autres cafés-concerts.
Lucas : J’aurais 2 gros arguments à faire valoir ! Le premier qui reprend ce que vient de dire Matthias, un spectacle vivant, c’est unique, c’est quelque chose que l’on va vivre et clairement cette année, moi, j’ai ri, j’ai pleuré, j’ai été émerveillé et j’ai aimé les artistes. Nous sommes passé par chaque type d’émotion et c’est définitivement ce qui fait du spectacle vivant quelque chose d’à part.
La deuxième chose qui pour moi est très importante, c’est qu’ici lorsque nous sommes étudiants ou quand on a des difficultés de budget, la première place est à 8€ et ensuite, c’est à 6 €. C’est moins cher qu’une place de ciné et c’est un truc que l’on peut faire un soir si l’univers de l’artiste nous plaît. À mes yeux, ce n’est pas vraiment dans les mœurs et c’est dommage parce que c’est un excellent moyen de sortir de son quotidien que de faire ce pas-là.
Matthias : En plus, on peut cumuler après le concert avec une soirée bar. (Rires)
On sert une super-bonne bière, c’est pas cher, il y a tous les ingrédients, vraiment !

Un petit mot pour la fin ?
Matthias :
Merci pour commencer ! On est très fier de ce que l’on a réussi à accomplir l’an dernier et nous sommes sur la même lancée. Ici, dans cette salle, tout le monde peut y venir, c’est d’ailleurs notre objectif que tout le monde y soit bien et ait envie de revenir ensuite pour des trucs différents. Venez au spectacle, venez au Qu’Ouis-Je, au théâtre d’impro, venez dans le nouveau bar, on fait vivre ce lieu du mieux que l’on peut avec des choses différentes. J’invite les gens dès qu’ils voient un nom passé à aller découvrir et écouter tout ça. Faire ce pas-là, c’est important pour nous, pour la salle et les artistes mais également pour le public car une chanson peut parfois faire plus de bien que ce que l’on pense.
Lucas :
De plus, si ce que l’on vient de vous raconter vous a quelque peu titillé la curiosité, n’hésitez pas à nous suivre sur nos réseaux sociaux sur lesquelles nous donnons plein d’informations. Il y a également la newsletter sur notre site pour se tenir informé de l’actualité de la salle. C’est l’occasion de pouvoir faire ce pas de la découverte et de pouvoir dire : « J’y étais » !
Matthias :
Avec la fameuse phrase : « Moi, je le connaissais lorsqu’il n’était pas connu ». (Rires)

LA PLAYLIST DE MATTHIAS ET LUCAS :

À chaque fin d’interview, le blog demande à l’invité de dévoiler ce qui se cache à l’intérieur de sa PlayList. Alors, ils écoutent quoi Matthias et Lucas en ce moment ?

La PlayList de Matthias et Lucas est également disponible sur Deezer et Soundsgood.

LA PROGRAMMATION Septembre/Décembre 2016 :

  • Evelyne Gallet (jeudi 15 au vendredi 16 septembre)
  • Jeanne Garraud (jeudi 22 au vendredi 23 septembre)
  • Soirée Qu’Ouis-Je #9 (Blindtest / mercredi 28 septembre)
  • Sophie Maurin (jeudi 29 septembre)
  • Guillaume Ledoux (Blankass) (vendredi 30 septembre au samedi 01 octobre)
  • Biscotte + Funky Sardines (dimanche 02 octobre, dimanche 06 novembre et dimanche 04 décembre)
  • Face B – L’équipe Bis (impro) (mercredi 05 octobre et mercredi 07 décembre)
  • Les Sœurs Boulay (jeudi 06 octobre)
  • Claudine Lebegue (vendredi 07 au samedi 08 octobre)
  • Marcie (mercredi 12 octobre)
  • Ma Pauvre Lucette (jeudi 13 octobre)
  • Pomme (vendredi 14 au samedi 15 octobre)
  • Soirée Qu’Ouis-Je #10 (Blindtest / mercredi 19 octobre)
  • Auguste Wood (sortie d’album) (jeudi 20 octobre)
  • Yannick Aime Trio (samedi 22 octobre)
  • Catch d’impro – L’équipe Bis (mercredi 02 novembre)
  • Mal Armé + Alexandre Castillon (samedi 05 novembre)
  • Nicolas Séguy (jeudi 10 novembre)
  • Agnès Bihl (vendredi 11 au samedi 12 novembre)
  • Soirée Qu’Ouis-Je #11 (Blindtest / mercredi 16 novembre)
  • Camille Hardouin (La Demoiselle Inconnue) (jeudi 17 novembre)
  • Ceci n’est pas un spectacle de Matthieu Côte (vendredi 18 au samedi 19 novembre)
  • L’impossible Anthologie de la Chanson Française (jeudi 24 novembre)
  • Fahro (sortie d’album) (vendredi 25 novembre)
  • Bicéphale (Boule + Monsieur Roux) (samedi 26 novembre)
  • Carte Blanche à Karimouche (jeudi 01 au samedi 03 décembre)
  • Soirée Qu’Ouis-Je #12 (Blindtest) (mercredi 14 décembre)
  • Charlie Tango (jeudi 15 décembre)
  • Manu Galure (vendredi 16 au samedi 17 décembre)
  • Les Cancoyotes Girls chantent Noël (dimanche 18 décembre)

À Thou Bout d’Chant :

Adresse : 2 rue de Thou, 69001 LYON
Capacité : 80 places assises / 110 debout
Site officiel : athouboutdchant.com

Merci à Matthias et Lucas pour leur accueil et leur professionnalisme toujours aussi exemplaire.

Publicités

Un commentaire sur « Rencontre avec Matthias Bouffay et Lucas Roullet-Marchand, gérant de la salle À Thou Bout d’Chant ! »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s