Pierrick Vivares en interview pour la sortie de son nouvel EP !

C’est en février dernier que j’ai eu l’occasion de faire la connaissance de Pierrick Vivares. Ce jeune auteur-compositeur-interprète de 29 ans originaire de Lyon réalisait alors la première partie de Laurent Lamarca à la salle A Thou Bout d’Chant.
Il y a 3 ans de cela, le chanteur publiait un premier album remarqué et remarquable baptisé « Transports en commun », il est de retour cette année avec l’EP « Ph[o]enix » qu’il défendra sur scène tout au long du printemps. À cette occasion, je suis parti à sa rencontre afin d’en savoir un peu plus sur ses différents projets. Découverte…

L’interview de Pierrick Vivares :

FACE A :

Bonjour Pierrick, première question traditionnelle, comment vas-tu ?
Pierrick :
Je vais très bien, je te remercie !
Je suis en pleine préparation de la sortie de l’EP donc il y a plein de choses à gérer dans tous les sens mais c’est de la bonne adrénaline.SYlVAiN FAiSAN PhOtOGRAPhE AUtEUR

Pourrais-tu te présenter quelque peu aux lecteurs du blog ?
Pierrick :
Je m’appelle Pierrick Vivares, j’ai 29 ans et je chante depuis que je suis né. Je viens d’une famille de musiciens, ma mère est chanteuse donc j’ai fait de la musique très tôt mais je n’ai pour autant pas toujours voulu être musicien. En réalité, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire plus tard et c’est un peu le hasard des rencontres et le hasard de la vie qui fait qu’aujourd’hui je fais ce métier-là et j’en suis à vrai dire plutôt content. Sans musique je ne pourrais pas vivre où plutôt, je serais malheureux que ce soit en jouer où en écouter.
Autrement, je suis auteur-compositeur-interprète, j’écris en français, mes premières chansons ont vues le jour en 2010 et c’est à ce moment-là que j’ai commencé les concerts. Au début, je faisais surtout des reprises puis je me suis pris au jeu de l’écriture, j’ai continué à écrire et il y a eu de plus en plus de concerts. Par la suite, j’ai fait la rencontre de mes musiciens, d’abord en duo avec Clément à la guitare électrique et puis maintenant avec David qui est aussi à la basse, soundbox, sample etc…
J’aime un peu tout en musique, j’ai écouté beaucoup de chansons françaises, j’en écoute un peu moins, je viens de la musique classique à la base, j’ai appris à chanter du classique et j’ai interprété des œuvres classiques, d’opéra où lyrique, baroque. Finalement, je crois que j’aime toutes les musiques mises à part les musiques de boîtes de nuit.

Parle-nous un peu de tes références et de tes influences musicales…
Pierrick :
Elles sont très diverses comme je le disais dans la précédente question ! J’ai commencé par la musique classique donc je pense que cela a eu un impact réel même si quand on écoute mes morceaux on se dit pas « Pierrick Vivares vient de l’univers classique » mais ça a forcément eu une influence après, il y a eu un petit peu de jazz après, dans mon adolescence, j’ai eu des groupes de rock, de reggae, de ska, j’ai eu ma période oui, c’est vrai et il y a des choses que je pourrais encore écouter aujourd’hui.
On a tous eu notre période je crois…
Pierrick :
Ça fait partie de la construction, tu essayes des choses. On faisait du ska punk même je me rappelle.
Après, de la chanson française, j’en ai toujours entendu car à la maison, mon père en écoutait beaucoup. À l’époque, c’était Le Forestier et Jacques Brel surtout mais Brassens pas tant que ça par contre. Il y avait également Jonasz, Souchon, Vincent Baguian et puis après, j’ai continué et je continue toujours à écouter de la chanson française, Bertrand Belin, Benoît Dorémus, Albin de la Simone, JP Nattaf, Mathieu Boogaerts aussi, c’est des gens que j’écoute beaucoup. Il y a aussi des gens de la scène lyonnaise et française qui ne sont pas forcément connu comme Karimouche par exemple, j’écoute pas mal de rap aussi, j’adore le rap et le slam, j’en fais d’ailleurs un petit peu et ça devrait arriver bientôt dans les morceaux. C’est très éclectique la musique à mes yeux, j’adore les Beatles, Michael Jackson, Ray Charles aussi. Par contre, j’écoute très peu de musiques instrumentales, j’ai besoin d’un chanteur, d’une voix quand j’écoute des morceaux.
Je crois que j’ai fait le tour, après, mes influences, c’est un peu tout ça. En ce moment, par rapport à l’EP « Ph[o]enix », il y a Tété qui m’a beaucoup influencé. Après, il y en a tellement, je pourrais en citer des tonnes.

SYlVAiN FAiSAN PhOtOGRAPhE AUtEURTu sortiras le 05 avril prochain un nouvel EP de 5 titres baptisé « Pho[E]nix », parle-nous en un peu ?
Pierrick : Cet EP, il est dans un style différent du premier disque que l’on avait fait qui était dans un style plutôt swing à la Sanseverino.
J’ai changé, mes écoutes ont changé, mes influences ont donc elles aussi changées, j’ai changé de guitare aussi et ça joue beaucoup sur ma manière de composé, j’étais sur une guitare classique et je suis passé sur une guitare folk.
Ce nouvel EP, il est très pop, il y a un morceau qui est presque un peu rock aussi et puis il y a cette petite touche que l’on n’avait pas avant, on a quelque sample par exemple avec un peu de programmation que David le bassiste s’est occupé de créer. Voilà, cet EP, c’est un peu une photographie du Vivares nouveau en fait. (Rires)
En même temps, c’est cohérent et il s’inscrit dans la continuité de ce que l’on a fait, car on ne renie surtout pas le premier disque pour autant, mais on a évolué et on en est très content, on prend beaucoup de plaisir à jouer ses morceaux.
Je me suis occupé des paroles et de la musique tandis que le reste s’est fait avec tous les musiciens et Stéphane Piot du Studio l’Hacienda qui a également participé à la réalisation et aux arrangements. C’est vraiment un travail de groupe, chacun se met au service avec ses différentes influences et expériences.

Où puises-tu l’inspiration pour l’écriture de tes titres ?
Pierrick : Ici, là, dans la rue, chez moi, dans mes rêves ! (Rires)
Cette interview peut potentiellement être un futur titre alors ?
Pierrick : Peut-être ! En fait, c’est toutes les rencontres que l’on peut faire dans une vie qui inspire. Que ce soit une rencontre comme aujourd’hui ou A Thou Bout d’Chant, que ce soit une rencontre entre artistes ou un ami d’enfance, ou que ce soit une rencontre, juste un regard qui est croisé dans la rue avec quelqu’un, ou quelque chose que l’on va entendre, c’est un peu tout ça en fait. C’est un peu idiot ce que je vais dire, mais c’est tout ce que fait la vie et il suffit entre guillemets d’être un peu attentif bien que cela se saurait si c’était aussi simple.
Personnellement, je suis de nature très curieuse et d’ailleurs j’aime bien mettre mon grain de sel un peu de partout souvent mais je suis toujours à l’affût de tout, donc j’adore me poser dans la rue et observer les gens, on voit des choses absolument splendides. Il y a aussi les lectures, les films, les musées, les voyages, tout ce qui fait une vie en fait.
Après, il y a également des sujets qui me touchent plus ou moins. Je parle beaucoup de rapport humain dans mes chansons. Que ce soit le rapport à soi, où le rapport à l’autre et je parle surtout de nos travers, je précise qu’il s’agit simplement d’une constatation et non pas d’un jugement, ça peut simplement être amusant d’en faire quelque chose et de montrer du doigt ses différentes choses.

Plusieurs concerts sont d’ores et déjà prévus pour les semaines à venir. Comment définirais-tu ton univers scénique ?
Pierrick : Je dirais que mon univers scénique est sobre et efficace ! Je ne sais pas comment le définir autrement en fait.
Il est en train d’évoluer aussi pour au moins deux raisons. La première est que j’ose beaucoup plus car j’ai essayé des choses, je m’affirme aussi un petit peu plus et je prends confiance en moi en tant que chanteur. Je me rends d’ailleurs compte que les deux raisons étaient présentes dans ma précédente phrase. (Rires)

Il se voit où dans 10 ans Pierrick Vivares ?Ph[o]enix 1440x1440 px
Pierrick : Je ne pense pas à dans 10 ans en fait. J’ai des envies certes, j’ai des objectifs et des rêves aussi, toutefois, je ne l’ai mets ni à 10 ans, ni à 5, ni à 20, je les mets à aujourd’hui. Étonnamment en tant que personne, j’ai ce besoin de me projeter puisque c’est rassurant mais en tant que chanteur, ce n’est pas forcément le cas.
Quand on vit le moment présent, le futur n’existe pas vraiment du coup car il ne démarre jamais.
Le futur Pierrick Vivares, il est là aujourd’hui et dans 10 ans, cela dépendra des choix et des rencontres que j’aurais faite. Peut-être que je ne ferais plus de musique, je pense pas, tout du moins, je ne l’espère pas.
Pour l’anecdote, j’avais rencontré il y a 2 ans a peu près à un concert à Pézenas un homme qui avait un accent et qui était Américain. Il vivait là-bas depuis 10 ou 15 ans et 20 ans auparavant, il habitait à Washington ou il était chauffeur de taxi. Il était venu en vacances en France dans cette région et il avait alors bossé dans un vignoble. Il était tombé amoureux de ce métier-là, de cette région-là et accessoirement d’une femme. Il est donc rentré à Washington où il gagnait correctement sa vie, il a tout revendu et il s’est installé en France. Pour résumé, il était chauffeur de taxi à Washington et il est devenu vigneron à Pézenas en France, un changement assez radical en somme.
On a discuté un peu, il m’a raconté son histoire et il m’a demandé si je voulais faire de la musique toute ma vie ce à quoi je lui ai répondu « Je ne sais pas, peut-être que je serais chauffeur de taxi à Washington dans 20 ans ». On ne sait jamais ce qui peut se passer, après, aujourd’hui, je n’imagine pas ma vie sans faire de musique mais il suffit d’une rencontre, de quelque chose pour que ta vie change du jour au lendemain.

Tes projets pour la suite ?
Pierrick : En premier lieu, il y a la sortie de l’EP qui se fêtera au Radiant-Bellevue de Caluire. Tout ça, c’est le 05 avril et après, on part jouer le 09 et le 10 avril dans le sud-ouest à Montans (81) et à Pézenas (34) justement. On revient ensuite ici, je vais me reposer un petit peu tout en continuant à travailler car j’ai des chansons à terminer car nous retournons en studio au mois d’août et il faut absolument que je termine les chansons, que l’on se remettent sur les pré-productions etc… !
Il y a également des concerts tous les mois et on cherche d’autres dates afin de pouvoir continuer la promo de l’EP.

Découvrez « Ph[o]enix », le nouvel EP de Pierrick Vivares :

FACE B :

Ton premier souvenir musical ?
Pierrick : Je vais tricher un peu car il s’agit d’une vidéo. En réalité, je ne m’en serais pas souvenu parce que j’étais trop petit. Je ne marchais pas encore, j’ai 10 ou 11 mois peut-être, c’était dans le salon chez mes parents, il y a ma mère qui est en train de jouer une valse de Chopin et je reproduisais les notes qu’elle jouait en faisant des bruits avec ma bouche.

Ton premier coup de cœur musical ?
Pierrick : (Réfléchi) Je crois bien qu’il s’agit de « Ces gens-là » de Jacques Brel.
C’est l’une de mes premières claques musicales.

À l’inverse, ton dernier coup de cœur musical ?
Pierrick : J’hésite un peu ! Je vais citer Marika Hackman qui est une jeune chanteuse de 24 ans qui fait des productions absolument incroyable. Elle ne travaille pas toute seule, certes, mais c’est absolument somptueux.

La chanson qui te fait pleurer ?
Pierrick : Je pleure très souvent parce que je suis une vraie madeleine, je n’ai pas de TV mais je crois que je pourrais presque pleurer devant « Secret Story ». La dernière fois que j’ai pleuré en écoutant une chanson, c’était un titre de Yves Jamait qui se nomme « En deux mots ».

La chanson qui au contraire te fait danser ?
Pierrick : Je ne danse pas très souvent mais la dernière fois que ça s’est fait, c’était sur du Louise Attaque il me semble mais ça fait un petit moment déjà.SYlVAiN FAiSAN PhOtOGRAPhE AUtEUR

La chanson que tu peux chanter entièrement de mémoire ?
Pierrick : Il y en a beaucoup ! La première qui me vient à l’esprit, « Ces gens-là » de Brel. (Rires)

Ton fantasme musical ?
Pierrick : Il y en a la aussi plusieurs, j’adorerais faire un truc avec Mathieu Boogaerts, si demain tu me dis « Tu fais un truc avec Mathieu Boogaerts », je dirais « Oui, d’accord, je fais ce que vous voulez ». (Rires)

Ton meilleur souvenir de concert ?
Pierrick : Il y a le premier déjà en avril 2010, j’étais vraiment flippé et impressionné.
Après, je me souviens de tous les concerts, que ce soit de bons concerts ou de mauvais concerts mais il y en a un dont je me rappelle tout particulièrement. J’ai eu la chance de chanter un de mes titres à la Salle 3000 à Lyon accompagné par l’orchestre symphonique Confluence qui est dirigé par Philippe Fournier. J’avais interprété « Les transports en commun » et Philippe Fournier avait écrit un arrangement spécial, ce fut un moment inouï.

(Re)découvrez « Transports en commun », le premier clip de Pierrick Vivares :

Si tu avais le moyen d’avoir un super-pouvoir, n’importe lequel, ton choix se porte sûr ?
Pierrick : Voler, dans les airs bien sûr, pas dans les magasins ! (Rires)
Lorsque l’on vole, on est libre comme l’air déjà et puis ça permet aussi de prendre du recul et de voir les choses de haut, donc c’est cool.

Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter pour la suite ?
Pierrick : D’être heureux, quelle qu’en soient la forme et la manière.

Je te donne carte blanche pour le mot de la fin, c’est à toi…
Pierrick : Kamoulox ! (Rires)

LA PLAYLIST DE PIERRICK VIVARES :

À chaque fin d’interview, le blog demande à l’invité de dévoiler ce qui se cache à l’intérieur de sa PlayList. Alors, il écoute quoi Pierrick Vivares en ce moment ?

La PlayList de Pierrick Vivares est également disponible sur Deezer et Soundsgood.

Un grand merci à Pierrick Vivares pour sa sympathie et sa disponibilité.

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