Rencontre avec Laurent Lamarca – Un artiste Borderlune !

Auteur, compositeur, interprète et multi-instrumentiste, Laurent Lamarca représente avec brio la nouvelle scène française. Originaire de Lyon, l’artiste possède déjà un album à son actif, « Nouvelles Fraîches » paru en 2013 et s’apprête à sortir un second opus fort prometteur. En guise d’ébauche, Laurent Lamarca proposait en fin d’année dernière un EP baptisé « Borderlune » d’ores et déjà défendu par un single éponyme et le titre « Le Vol des Cygnes » dont le clip participatif connaît un joli succès sur la toile.
Mais Laurent Lamarca, c’est avant tout un artiste de scène. Il parcourt actuellement les routes de France aux côtés d’artistes de renom tels que La Grande SophieFrancis Cabrel, Fréro Delavega ou encore le trio féminin L.E.J.
C’est à l’occasion de son passage dans sa ville natale pour un concert en solo À Thou Bout d’Chant que j’ai eu l’occasion d’échanger quelques mots avec lui avant sa monter sur scène. Découverte…

L’interview de Laurent Lamarca :

FACE A :

Bonjour Laurent, première question et non des moindres, comment vas-tu ?Laurent Lamarca #1
Laurent : Plutôt bien ! Un peu fatigué car je viens d’enchaîner 5 dates de concerts mais c’est plutôt positif donc ça va. (Rires)

Pourrais-tu te présenter quelque peu aux lecteurs du blog ?
Laurent : Je m’appelle Laurent Lamarca, je suis lyonnais d’origine mais j’habite à Paris aujourd’hui. Je suis chanteur, je fais plutôt de la folk en français, j’ai traversé plusieurs styles musicaux et j’aime bien mélanger un peu les choses. Je ne sais pas vraiment ce que je peux dire de plus… (Rires)

À quel moment la musique est-elle arrivée dans ta vie ?
Laurent : Dès la naissance car mes parents étaient musiciens amateurs.
Quand j’étais tout gamin, j’ai été à l’École de musique et mon père chantait des chansons, avait des groupes, il faisait de l’électroacoustique, de la country, du rock… La musique chez moi donc, je ne sais même pas à quel moment s’est venue, c’était déjà là en réalité…

Quels sont tes influences musicales ?
Laurent : Comme je le disais, j’ai été bercé par la musique de mes parents donc très Anglo-saxonne telle que les Rolling Stones, Neil Young pour te citer quelques noms.
J’ai beaucoup écouté Téléphone aussi quand j’étais gamin. Par la suite, j’écoutais pas mal de choses électro, hip-hop etc… et aujourd’hui, ce qui m’influence le plus, paradoxalement, c’est plutôt les copains. Toute la scène folk de Paris notamment où l’on se fait écouter, on parle de musique, on découvre des choses. Là, je citerais Lisa Portelli, Ben Mazué, Grimme
On s’influence, en tout cas, moi, ils m’influencent !

Tu sortais en octobre dernier un nouvel EP baptisé « Borderlune » prélude d’un nouvel opus qui devrait voir le jour au printemps, pourrais-tu nous en parler un peu ?Laurent Lamarca.
Laurent : Cet EP, c’est vraiment un premier extrait de l’album qui va bientôt arriver.
Je précise cela car ce disque est vraiment pensé comme un album tandis que le premier opus que j’avais sorti en 2013, avait une allure de compilation des morceaux que je préférais à ce moment-là. Cette fois-ci, c’est différent car je l’ai vraiment pensé dès le début avec un discours commun, un point A, un point B, donc parler de l’EP, c’est un peu compliqué sans parler de l’album. Il se décline selon 4 saisons émotionnelles et tout a été pensé comme ça aussi bien visuellement que textuellement et musicalement parlant. Il y a 3 morceaux qui représentent l’été, ici, nous avons quelque chose de très joyeux mais un peu adolescent, après il y a l’automne qui représente plus la fin de quelque chose, c’est un peu plus mélancolique, ensuite l’hiver qui est un peu plus introspectif et les 3 derniers morceaux représente le printemps avec un renouveau, la joie mais avec plus de profondeur, plus de maturité…

Parlons maintenant un peu de ton dernier single « Le Vol des Cygnes » et du clip qui l’accompagne que je trouve par ailleurs vraiment très réussi. D’où est venu l’idée de cette vidéo ?
Laurent :
J’avais vraiment envie de ne pas faire un clip comme on le fait d’habitude avec un play-back et tout ça. Je voulais faire quelque chose de participatif, quelque chose d’ouvert avec des gens que je rencontrerais. Du coup, l’idée m’est venue assez vite de faire une oeuvre collective. Étant donné que je suis très branché sur la peinture en ce moment, j’ai eu envie d’acheter un oiseau en bois, de faire avec une sorte de road-trip, de se balader, de le faire peindre par des gens que l’on croiserait comme ça par hasard, ce que l’on a fait et ensuite, nous souhaitions qu’il arrive quelque chose à cette oiseau à la fin du clip. Nous nous sommes posé la question et en discutant avec mon label et Guillaume Genetet qui réalise tous mes clips, on est fatalement arrivé sur l’idée du vol. Nous sommes alors tombés sur des vidéos de gens qui envoyaient des objets insolites dans l’espace. Ça avait l’air plutôt facile et pas très cher à faire, on s’est un peu renseigné, n’y connaissant rien, nous avons un peu galéré et puis on a trouvé quelqu’un en Angleterre qui était hyper-emballée par le projet qui nous l’a fait gratuitement et du coup, il est parti dans l’espace à 30 km d’altitude, j’aime bien cette idée. Je trouve que ça ne sert à rien mais ça me réchauffe le coeur… (Rires)
C’est aussi une aventure partagé avec plus de 100 personnes qui on peint l’oiseau et j’aime beaucoup ce côté participatif !

(Re)découvrez « Le Vol des Cygnes », le nouveau clip de Laurent Lamarca :

Dans les prochains jours, tu partiras sur les routes de France où tu vas enchaîner les premières parties d’artistes prestigieux (Francis Cabrel, Fréro Delavega, La Grande Sophie etc…), comment ont eu lieu toutes ses rencontres ?
Laurent : C’est un peu différent à chaque fois ! La Grande Sophie par exemple, elle avait écouté mon premier album, elle avait vraiment aimé et puis on a le même tourneur donc elle m’avait proposé de faire plein de premières parties il y a quelques années, on s’entend très bien donc elle m’en a reproposée à nouveau sur sa nouvelle tournée, en plus ça marche bien avec son public et c’est vraiment chouette.
Pour Francis Cabrel, c’est différent car j’ai fait les rencontres d’Astaffort en mai 2014 et il décerne un prix chaque année pour deux personnes qui ont participé à cette édition. Moi et Gaël Faure, on a eu le prix et sur sa deuxième partie de tournée, il avait envie de mettre en première partie des artistes qui l’avait obtenu, c’était vraiment sympa.
Enfin, pour les Fréro Delavega, c’est encore une autre histoire. En fait, je leur ai composé une chanson sur leur dernier album. Ils m’ont abordé et ils m’ont dit qu’ils aimaient bien ce que je faisais en me demandant si je pouvais leur faire un morceau, ma réponse a été oui et le titre s’intitule « Le cœur éléphant ». Du coup, par la suite, ils m’ont proposé comme un retour de faire leurs premières parties. Je suis très attaché à ce qu’ils font puisque je trouve qu’ils ont une façon de voir le monde que j’aime bien, ils ont un message que je trouve vraiment positif, ils l’incarnent vraiment bien, ils sont très intègres et ça m’a beaucoup plu.

Ça ressemble à quoi d’ailleurs Laurent Lamarca sur scène ?
Laurent : Il y a plusieurs versions. Je joue sois tout seul avec ma guitare et un harmonica, dans cette configuration, le style est très folk. Autrement, ce soir, nous serons en duo, il y a donc en plus Luc qui fait les chœurs mais la formule centrale, on va dire que c’est celle où nous sommes 5, tous en ligne et où tout le monde chante. J’avais vraiment envie que tout le monde sente le message du refrain, qu’ils se passent quelque chose dans la salle, aller à la rencontre du public. C’est quelque chose de très humain, de très collectif…

Une tournée en solo est-elle prévue dans les prochains mois ?
Laurent : Oui, il y a quelques promoteurs qui nous contactent en ce moment et je pense que je vais faire quelques dates soit en duo, soit en solo mais de toute façon, tout cet album a été composé à la base sur des chansons guitare-voix que j’ai mises en musique par la suite, ça serait donc un peu l’ordre normal des choses. (Rires)

Visionnez le clip de Laurent Lamarca, « Borderlune » :

Il se voit où Laurent Lamarca dans 10 ans ?
Laurent : Oh là là, je n’en sais rien ! À vrai dire, je n’ai même pas envie de savoir, ça m’angoisse plutôt de penser à ça parce que du coup, je me mets la pression sûre d’éventuelles réussites et pour moi, c’est une mauvaise façon de voir la vie. Personnellement, je n’ai pas envie de vivre ma vie à courir après un rêve, j’ai envie de pouvoir profiter un maximum du temps présent et je sais que pour mon cas, ce n’est pas facile donc dans 10 ans, je trouve que ça serait triste de savoir déjà où je veux être (Rires).
Là, je suis content, je fais de la musique, je m’amuse, je rencontre des gens et pour l’instant c’est ce qui me plaît.

Tes projets pour les prochains mois ?
Laurent : Il y a déjà les premières parties qui vont être super, je vais essayer d’en profiter à fond, on est également en train de travailler sur un clip pour le morceau « Main dans la main », c’est chouette aussi. Il s’inscrit en plus dans la continuité du précédent avec l’oiseau donc ça va être marrant.

C’est devenu une mascotte un peu en fait…
Laurent : Ouais, c’est ça. C’était chouette cet oiseau et puis il représente quelque chose d’assez fou, il me rappelle toutes ses rencontres. Je l’ai toujours avec moi d’ailleurs, il est avec moi dans la salle, je fais mes interviews avec lorsque c’est filmé, il a un côté un peu mascotte en effet… (Rires)
Les projets, en tout cas, je ne sais pas trop, je vais continuer à faire de la musique déjà, c’est sûr, comment, où, je ne sais pas, l’avenir nous le dira…

Écoutez le nouvel EP de Laurent Lamarca, « Borderlune » :

FACE B :

Ton premier souvenir musical ?
Laurent : Il y a quelque chose qui m’a vraiment marqué lorsque j’avais 12 ans, avec ma sœur qui a 4 ans de moins que moi et mes deux cousines. On avait un groupe, mon premier groupe, on composait, on écrivait nos textes, bon, ce n’était pas incroyable mais c’était rigolo et notre premier concert, c’était pour les noces d’or de mes grands-parents siciliens, on avait joué devant la famille, dans une grande salle et c’est un très bon souvenir car ils s’agit de nos premières émotions scéniques. J’étais plutôt à l’aise, il y avait un peu de stress mais c’était plutôt bien et après, il y avait la famille qui encourageait à fond, ils étaient au taquet, c’était très drôle et assez fort.

Laurent Lamarca #3Ton premier coup de coeur musical ?
Laurent : Je n’écoute absolument pas de musique classique mais je me souviens avoir vraiment accroché sur un vinyle de Chopin quand j’étais tout gamin, par la suite, il y a également eu un vinyle d’Higelin que j’avais beaucoup aimé et assez vite Téléphone et Jean-Louis Aubert que j’écoutais à fond. Après, c’est parti complètement ailleurs… (Rires)

À l’inverse, ton dernier coup de coeur musical ?
Laurent : James Blake, le dernier album que je trouve super et ça date un petit peu plus mais j’adore le dernier album de The Lumineers.

La première chanson que tu as chantée ?
Laurent : « Voilà c’est fini » de Jean-Louis Aubert mais avant il y avait les chansons de ce groupe avec mes cousines et ma sœur mais la première chanson que j’ai vraiment chantée seul, c’était celle-là.

Te souviens-tu du premier disque que tu as acheté ?
Laurent : Oui, c’est le deux titres de De Palmas, « Sur La Route ». (Rires)

La chanson qui te fait pleurer ?
Laurent : Il y a une chanson qui me touche énormément, c’est « Climbing Up the Walls » de Radiohead que je trouve extrêmement triste.

La chanson qui au contraire te fait danser ?
Laurent : Je ne suis pas très danseur donc ça va être difficile de répondre… (Rires)
La chanson qui te fait bouger la tête alors ?
Laurent : J’écoute pas beaucoup de chansons pour danser en fait moi, mais bon, je dirais « Lean On » de Major Lazer.

Laurent Lamarca #4La chanson que tu peux chanter entièrement de mémoire ?
Laurent : Aucune ! Ah si, il y a Patrick Bruel, « J’te l’dis quand même », parce qu’en fait, c’est une grosse blague avec des potes. Tous les soirs, lorsque l’on picolait je la chantais et on se marrait avec cette chanson parce qu’elle est vraiment drôle et je ne l’ai plus jamais oublié… (Rires)

Ton fantasme musical ?
Laurent : Je n’en ai pas vraiment. J’adorerais collaborer avec des chanteurs français ou autres mais ce n’est pas vraiment des fantasmes.
Moi, mon fantasme musical, ce serait plutôt de faire une sorte de concert où le public jouerait aussi mais c’est véritablement un fantasme dans le sens où je n’ai aucune notion de comment je peux le faire mais j’aimerais vraiment arriver à faire un live où le public participe musicalement avec des instruments. Je ne sais pas comment monter ça mais j’ai cette envie-là au fond. Je ne serais pas capable de le faire tout seul je pense mais j’aimerais beaucoup faire ça plus que simplement chanter le refrain en chœur et taper dans les mains ce que j’aime faire mais pousser ça encore plus loin.

(Re)découvrez la session acoustique du titre « Main dans la main » de Laurent Lamarca enregistré à Tenerife :

Si tu avais le moyen d’avoir un super-pouvoir, n’importe lequel, ton choix se porte sûr ?
Laurent : Je pense que ce serait la téléportation. En ce moment, je tourne beaucoup et je suis tout le temps à droite, à gauche. Par exemple, il y a une date où je suis à Auxerre et le lendemain je suis à Toulouse, c’est un peu la punition… (Rires)

Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter pour la suite ?
Laurent : Ce que j’aimerais c’est pouvoir faire une tournée dans des salles de 200-300 places avec des gens qui viennent me voir, ce serait vraiment génial, tout simplement.

Je te donne carte blanche pour le mot de la fin, c’est à toi…
Laurent : Merci beaucoup de m’avoir proposé cette interview ! Pour ceux qui liraient cet entretien et qui ne me connaissent pas, j’aurais simplement envie de dire que si vous avez l’occasion de venir me voir en concert, n’hésitez pas à venir me parler à la fin. Moi, j’aime bien rencontrer les gens et j’aime bien imaginer la musique de manière horizontale où tout le monde est sur la même échelle. Je suis un anti-star, je trouve que la starification, ça peut tuer la musique. Chacun a sa place, je trouve ça chouette et la rencontre, c’est important. J’aime bien parler, partager, écouter mais de manière vraiment très humble… (Rires)

LA PLAYLIST DE LAURENT LAMARCA :

À chaque fin d’interview, le blog demande à l’invité de dévoiler ce qui se cache à l’intérieur de sa PlayList. Alors, il écoute quoi Laurent Lamarca ?

La PlayList de Laurent Lamarca est également disponible sur Deezer et Soundsgood.

Merci à Laurent Lamarca pour sa sympathie et sa disponiblité, aux équipes de la salle À Thou Bout d’Chant pour l’accueil et à Xavier Chezleprêtre pour sa confiance.

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