Découvrez l’univers de Grimme en interview !

Grimme, Victor Roux de son vrai nom, à plusieurs cordes à son arc ! Songwriter, producteur et bricoleur de sons & d’images, il se promène dans un rêve éveillé à la fois sonore et visuel. Originaire de Lyon, il fait ses armes aux côtés de plusieurs groupes régionaux avant de se lancer en solo quelques années plus tard. Il transforme son deux pièces en home-studio et travaille sur de nouveaux titres qu’il présentera tout d’abord sous son véritable nom. En parallèle, il réalise et compose des titres pour d’autres artistes tels que Ben Mazué, Al-Hy, Pomme ou encore Laurent Lamarca.
Véritable passionné de cinéma et de peinture, il incorpore tout naturellement une dimension visuelle à son univers folk-poétique. Son premier disque devrait voir le jour dans le courant de l’année, mais en attendant, vous pouvez toujours vous procurer son EP éponyme paru en mars dernier.
Jeudi 04 février, en fin d’après-midi, je me suis rendu au Ninkasi de Gerland où le chanteur m’a donné rendez-vous afin que je puisse lui poser quelques questions. Rencontre…

L’interview de Grimme :

FACE A :

Bonjour Grimme, pour commencer, est-ce que tout va bien ?
Grimme : Ça va plutôt pas mal en effet ! (Sourire)

Pourrais-tu te présenter un peu aux lecteurs du blog ?Grimme #2
Grimme : Je m’appelle Victor, mais j’officie plus sous le nom de Grimme. Je suis avant tout musicien, chanteur, compositeur de chansons et je fais aussi beaucoup de peintures et de vidéos. Pour me présenter plus musicalement, je dirais que je propose principalement des chansons, en anglais, très empreints de culture folk américaine et anglaise mais également de country et de pop parfois.

À quel moment la musique a-t-elle fait irruption dans ta vie ?
Grimme : Assez tôt ! Je viens d’une famille où il n’y avait pas de musiciens. Chez moi, la musique, c’était quelque chose que l’on écoutait dans la voiture à la radio mais très tôt, j’ai découvert la musique à travers quelques artistes. Mon premier amour musicale, ce fut Nirvana, j’avais 6 ans et je me souviens que très jeune, pour un de mes cadeaux d’anniversaire, j’ai dit à ma mère que j’aimerais avoir un album de Nirvana et une chaîne Hi-Fi pour pouvoir l’écouter. Très tôt donc, j’écoutais des disques de rock en imitant au début les musiciens avec une raquette de tennis accroché aux épaules… (Rires)
Par la suite, on m’a offert une guitare lorsque j’avais 13 ans, j’ai commencé à m’en servir alors que je ne savais pas du tout en jouer, je composais donc des chansons qui ressemblaient à rien (Rires) juste en frottant la guitare. Au fur et à mesure des années, j’ai par la suite rencontré des gens qui savaient s’en servir donc on m’a appris à jouer de la guitare, à chanter etc…

Comment est né le projet Grimme ?
Grimme : Il est né en plein de temps différents. À la base, j’étais guitariste notamment pour des groupes comme XX Mariani entre autres et je me suis mis au chant assez tardivement.
À un moment, j’ai commencé à chanter, j’ai monté un groupe qui s’appelait Azraël et en 2011, pour des raisons purement techniques, je me suis retrouvé à Paris, dans un tout petit appartement, loin de mes potes avec qui je faisais de la musique, du coup, je me suis dit que c’était l’occasion de monter un truc tout seul. Au début, j’officiais sous le nom de Victor, j’ai commencé à enregistrer des chansons et petit à petit, j’ai eu envie de regrouper mes chansons et mes travaux vidéos. Je voulais faire un projet autour de mes chansons mais avec de la vidéo sur scène, plein de musiciens et tout un univers plus visuel.
L’idée, c’était de faire croiser mes différentes disciplines que je pratique et c’est en 2013 que j’ai sorti le premier truc sous le nom de Grimme.

Grimme #3

Quelles sont tes influences musicales ?
Grimme : J’en ai beaucoup, c’est même un peu le problème. (Rires)
Mes influences, je dirais qu’elles viennent en partie de ce que j’écoute et ai écouté, il y a donc beaucoup de folk américaine, de la country et du rock. Pour citer quelques noms, je suis extrêmement fan de Johnny Cash, de Neil Young, de Bob Dylan mais aussi de groupe comme Nirvana ou encore Radiohead.
Ensuite, je suis également très influencé par les gens que j’ai rencontrés. Je suis musicien depuis presque 15 ans et j’ai eu la chance de bosser avec pas mal de gens, pas forcément connu d’ailleurs, mais qui m’ont beaucoup appris et avec qui j’ai partagé beaucoup de choses. Je pense que les influences de n’importe quel musicien sont aussi bien composées de ce qu’ils écoutent que des choses qu’ils partagent avec les personnes qu’ils rencontrent.
Là pour citer des gens, je dirais notamment Laurent Lamarca. On a fait plusieurs groupes ensemble, j’ai bossé sur son premier album avec lui, je l’ai accompagné sur toute sa première tournée et on a échangé beaucoup de choses. Il y a aussi des artistes comme Eddy Lagooyatsh ou encore Ben Mazué par exemple…
Je ne sais pas si on peut vraiment appeler ça des influences, mais ce genre de choses que tu partages avec les gens avec qui tu vis et avec qui tu fais de la musique ont une empreinte sur toi de la même manière qu’elles ont une empreinte sur eux.

Tu sortais en mars 2015 ton premier EP éponyme, pourrais-tu nous en parler un peu ?
Grimme : Pour moi, ce premier EP c’était une sorte de carte de visite dans laquelle je disais « Salut, j’existe, je m’appelle Grimme et voilà ce que je fais ».
C’était également une sélection de 4 chansons parmi un panel beaucoup plus large, j’en avais pleins qui vont tout de même sortir plus tard sur un album que je suis actuellement en train de préparé. J’étais à un moment de ma vie où j’avais envie de proposer une version mélancolique et colorée de ma vision du monde et j’ai eu la possibilité par le biais de plusieurs rencontres de sortir ce projet.
Aujourd’hui, c’est un EP qui a mes yeux a quelque peu vieilli car je suis dans un discours qui a un peu avancé. J’en suis en tout cas très fière, je le défends toujours sur scène et j’y tiens particulièrement. Il n’a pas fait énormément de bruit, je n’ai pas réussi à toucher énormément de monde avec mais je suis encore personnellement très attaché à ce qu’il raconte.

(Re)découvrez le premier clip de Grimme, « As friends or fighters » :

Un album est également en préparation, que peux-tu d’ores et déjà nous dire à son sujet ?
Grimme : Je mets des guillemets au terme album. Je suis en train d’enregistrer 11 chansons, mais je ne sais pas encore sous quelle forme je vais les proposer. Je ne sais pas encore si je vais le sortir comme un album, si je vais le sortir chanson par chanson…

Tu seras en concert le 10 février prochain en première partie de Faik au Transbordeur de Lyon, ça ressemble à quoi Grimme sur scène ?
Grimme : Ça dépend ! Il y a plusieurs Grimme sur scène.
Il y a Grimme le groupe, c’est 5 personnes sur scène avec des vidéos, c’est les arrangements du disque qui sont joués, il y a des cordes, des pianos, des guitares, des sons électroniques et des batteries. Là, nous sommes donc sur un concert très coloré, très chargé avec beaucoup d’orchestration, des visuels mais ce n’est pas ce que je vais faire mercredi.
C’est tout récent, ce sera mon deuxième concert dans cette formule, je viens de monter un concept où je joue tout seul car c’est compliqué aujourd’hui de tournée avec un projet ambitieux comme Grimme qui a beaucoup de musiciens, beaucoup de techniques. Là, fatalement, comme je suis tout seul, je suis obligé d’enlever beaucoup de choses, j’ai donc centré le concert sur mes chansons. C’est un live qui s’avère être beaucoup plus folk, beaucoup plus calme, beaucoup plus posé où l’on me retrouve tout seul avec une guitare, un harmonica, un piano et un petit synthé.

D’autres dates de concerts sont-elles en préparation ?
Grimme : On a un concert prévu à la Salle Bizarre de Vénissieux (69), le 20 mai prochain. C’est une date un peu exceptionnelle dans le sens où on va jouer avec mon groupe en entier et un orchestre de 40 musiciens. On va reprendre les morceaux de l’EP avec énormément de cuivres, des cordes. C’est un live que j’attends avec impatience et qui fera sûrement écho à la sortie du nouveau disque et des nouveaux clips qui sont en préparation.
Autour de cette date-là, nous sommes en train de chercher plein de concerts plus anonymes, plus simples où je serais tout seul avec ma guitare.

(Re)découvrez « A lonely drink » de Grimme :

Il se voit où Grimme dans 10 ans ?
Grimme : Moi dans 10 ans, je me vois toujours continuer à faire des disques et chanter mes chansons tout simplement. J’aimerais aussi continuer à faire de plus en plus de concerts, de plus en plus de disques etc…
Je ne me vois pas devenir une rock-star où ce genre de choses, tout ce qui m’importe, c’est de pouvoir faire ce que je fais actuellement et de pouvoir le faire jusqu’à mes 80 ans. (Rires)
Dans 10 ans, je me vois donc être dans la continuité de ce que je fais aujourd’hui en ayant avancé un peu plus…

Tes projets à venir ?
Grimme : J’en ai plein ! M’occuper de mon fils qui est né il n’y a pas très longtemps et pour qui j’ai envie de m’investir beaucoup. Terminé cette « album », cette salve de chansons que je suis en train de finaliser car ça parle de moi en ce moment, le fait d’avoir un enfant, ça m’a fait voir la vie de façon très différente, ça m’a fait réaliser plein de choses et cet album parle de moi avant d’avoir un enfant mais également pendant toute la période où je me suis imaginé père et où j’ai commencé à voir ma vision de la vie changée. C’est donc un disque qui aujourd’hui a beaucoup de sens pour moi et que j’ai envie de confronter et partager au public.
En parallèle, il y a 11 titres sur ce disque et j’aimerais pouvoir aussi réaliser 11 vidéos. Pas forcément des clips mais des petits films qui me permettraient de parler de ce que j’ai envie de dire et de pouvoir partager tout ça avec le public, sinon, j’aimerais aussi faire un maximum de live, j’ai envie de jouer et chanter devant les gens.

Écoutez dès maintenant le premier EP de Grimme :

FACE B :

Ton premier souvenir musical ?
Grimme : Je crois que mon premier souvenir musical, c’est au moment où j’écoutais les disques de Nirvana et des Rolling Stones dans ma chambre lorsque j’étais enfant en pyjama et que je les imitais avec une raquette de tennis… (Rires)

Ton premier coup de coeur musical ?
Grimme : Nirvana sans hésitation !

À l’inverse, ton dernier coup de coeur musical ?
Grimme : J’ai toujours dit que je n’aimais pas le chant en français, tout le temps, on me demande pourquoi je ne chante pas dans cette langue qui est la mienne et j’ai toujours répondu que je n’aimais vraiment pas ça, il y a des choses que j’aime, certaines chansons de Gainsbourg par exemple mais ce n’est pas mon truc et là récemment, j’ai découvert 2 albums de Philippe Katerine qui date de 1998 et 2002, qui s’appelle « Les Créatures » et « 8ème ciel », et j’ai pris une claque monumentale. Ils sont d’une poésie et d’une beauté assez incroyable.

Visionnez le clip de Grimme, « Hey Stranger » :

La première chanson que tu as chantée ?
Grimme : Je pense que c’est une chanson de Nirvana que j’ai chanté dans ma chambre, tout seul.

Te souviens-tu du premier disque que tu as acheté ?
Grimme : « In Utero » de Nirvana.

La chanson qui te fait pleurer ?
Grimme : « Girl from the North Country » de Bob Dylan.

La chanson qui au contraire te fait danser ?
Grimme : « Sympathy for the Devil » des Rolling Stones.

La chanson que tu peux chanter entièrement de mémoire ?Grimme #4
Grimme : Ce sera forcément une des miennes, aucune autre… (Rires)

Ton fantasme musical ?
Grimme : Bosser avec Beck un jour, ce serait incroyable ! (Rires)

Si tu avais le moyen d’avoir un super-pouvoir, n’importe lequel, ton choix se porte sûr ?
Grimme : À vrai dire, j’en sais rien, je dirais donc, rendre les gens heureux !

Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter pour la suite ?
Grimme : Continuer à avancer, à progresser et toucher un maximum de gens.

Je te donne carte blanche pour le mot de la fin, c’est à toi…
Grimme : Laissez-vous aller, tout simplement…

LA PLAYLIST DE GRIMME :

À chaque fin d’interview, le blog demande à l’invité de dévoiler ce qui se cache à l’intérieur de sa PlayList. Alors, il écoute quoi Grimme ?

La PlayList de Grimme est également disponible sur Deezer et Soundsgood.

Un grand merci à Grimme pour sa disponibilité et sa sympathie !

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